Jacques François Stuart

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Jacques François Stuart

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Le prince Jacques-François Stuart, par Antonio David.

Titres

Prétendant aux trônes d'Angleterre, d’Écosse et d'Irlande

16 septembre 17011er janvier 1766
(64 ans, 3 mois et 16 jours)

Nom revendiqué « Jacques III et VIII »
Prédécesseur Jacques II
Successeur Charles Édouard Stuart

Prince de Galles

4 juillet 168811 décembre 1688
(5 mois et 7 jours)

Prédécesseur Charles Stuart
Successeur Georges Auguste de Hanovre
Biographie
Dynastie Maison Stuart
Nom de naissance Jacques François Édouard Stuart
Naissance 20 juin 1688
Palais St. James (Londres, Angleterre)
Décès 1er janvier 1766 (à 77 ans)
Palais Balestra (Rome, États pontificaux)
Sépulture Basilique Saint-Pierre de Rome
Père Jacques II d’Angleterre
Mère Marie de Modène
Conjoint Clémentine Sobieska
Enfants Charles Édouard Stuart
Henri Benoît Stuart
Religion Catholicisme
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Prétendants au trône d'Angleterre

Jacques François Édouard Stuart dit le « chevalier de Saint-George » (20 juin 1688, Palais St. James de Londres1er janvier 1766, palais Balestra, Rome), fut prince de Galles de 1688 à 1689. Il est le fils du roi Jacques II d'Angleterre et d'Irlande et VII d'Écosse (1633-1701) et de sa 2e épouse, la princesse Marie de Modène (1658-1718).

Biographie[modifier | modifier le code]

Prétentions au trône d'Angleterre et d'Écosse[modifier | modifier le code]

À la mort de Jacques II d'Angleterre, qui avait perdu son trône à la suite de la Glorieuse Révolution de 1688 et s'était réfugié en France, Jacques reprend les revendications de son père, alors que sa tante Marie, sœur aînée de Jacques II, est devenue reine sous le titre de Marie II d'Angleterre avec son époux Guillaume d'Orange. Il fut proclamé par ses soutiens roi «Jacques III d'Angleterre et d'Irlande et VIII d'Écosse» le 16 septembre 1701 au château de Saint-Germain-en-Laye où il était réfugié avec sa cour, composée principalement d’Écossais et d'Anglais catholiques et légitimistes, mais il ne parvint jamais à régner. À l'échelle européenne, la plupart des pays avaient reconnu Guillaume III et Marie II d'Angleterre comme seuls souverains légitimes ; seuls l'Espagne, Modène, le Saint-Siège et la France jusqu'au traité de Ryswick (1697) soutenaient les prétentions de Jacques François Stuart.

Soutenu par Louis XIV, il participe à la campagne de Flandres en 1708-1709 (bataille de Malplaquet, aux côtés des petits-fils du roi. La France tente d'organiser son débarquement en Écosse pour soulever le pays en sa faveur mais une tentative en 1708 ne lui permet même pas de débarquer. Le traité d'Utrecht en 1713 engage le roi de France Louis XIV à reconnaître la loi de succession anglaise et à ne plus soutenir de solution alternative, notamment les revendications jacobites. Il refuse la présence de Jacques François Stuart en France.

Celui-ci trouve alors refuge, en février 1713, à Bar-le-Duc capitale du Barrois, auprès du duc de Lorraine Léopold Ier et de ses parents, au château de Lunéville et à Commercy. En 1715, souhaitant profiter du mécontentement que suscite, après la mort de la reine Anne, dernière reine Stuart et tante paternelle de Jacques François, l'avènement de George Ier de Hanovre sur les trônes britannique et irlandais, les jacobites tentent un nouveau soulèvement avec le soutien de Henry Bolingbroke. Cette tentative, connue sous le nom de The Fifteen dans l'histoire britannique, est financée par l'Espagne et bénéficie du soutien français à défaut d'une aide officielle, mais lorsque Jacques François Stuart débarque en Écosse au nord d'Aberdeen le 22 décembre 1715, il découvre que l'armée levée par le comte de Mar, John Erskine s'est en grande partie dispersée à la suite de la bataille de Sheriffmuir le 10 novembre. Malade, peu sûr de lui, Jacques François Stuart fuit à nouveau devant l'arrivée d'une armée britannique commandée par le duc d'Argyll alors qu'il préparait son couronnement comme roi d'Écosse : il rembarque pour la France le 4 février 1716.

Après cet échec, le «Vieux Prétendant» - ainsi qu'il est souvent désigné par l'historiographie whig, pour le distinguer du «Jeune Prétendant», son fils Charles Édouard Stuart - doit quitter son refuge lorrain car une pression diplomatique s'exerce sur le duc Léopold. Jacques François Stuart trouve refuge à Rome en 1717, où le pape le loge au Palais Muti et lui offre une pension jusqu'à sa mort.

En 1719, une nouvelle tentative pour le restaurer, soutenue par l'Espagne, échoue : la flotte qui devait l'emmener est dispersée et détruite par une tempête au large du cap Finisterre (Espagne) tandis qu'en Écosse, une armée jacobite est écrasée durant la bataille de Glen Shiel, le 10 juin 1719. Cet épisode, baptisé The Nineteen est la dernière tentative de Jacques François Stuart de devenir roi. Son fils Charles Édouard Stuart sera à la tête de la toute dernière tentative en 1745-1746, en tant que représentant de son père, sans plus de succès.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Jacques François Stuart épouse au palais épiscopal de Montefiascone à Rome le 3 septembre 1719 la princesse Clémentine Sobieska (1702-1735), petite-fille du roi Jean III de Pologne. Ils ont deux fils :

Titres[modifier | modifier le code]

  • Duc de Cornouailles (1688)
  • Prince de Galles (1688-1689)
  • Jacques François Stuart (1689-1766)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]