Yosa Buson

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Buson
蕪村

Description de cette image, également commentée ci-après

La tombe de Buson à Kyoto

Nom de naissance Buson Taniguchi
Autres noms Buson Yosa
Activités poète, peintre
Naissance 1716
Kema (près d'Ōsaka), Drapeau du Japon Japon
Décès 25 décembre 1783[1]
Kyoto, Drapeau du Japon Japon
Langue d'écriture japonais
Genres haïku

Buson Yosa (与謝 蕪村, Yosa Buson?), né Buson Taniguchi (171625 décembre 1783[1]) et plus connu sous son seul nom Buson (蕪村?, littéralement « Village Rustique »), est un poète et un artiste-peintre japonais Bunjin-ga du XVIIIe siècle (milieu de la période Edo). Il est considéré comme l'un des quatre maîtres classiques du haïku japonais (Bashō, Buson, Issa, Shiki).

Auteur d'environ 3 000 haïkus, Buson rompt avec les formes baroques du XVIIe de Bashô en proposant un type de classicisme qui renouvelle le genre au XVIIIe en se basant sur l'ordinaire pour décrire l'essence des choses. Il est également l'inventeur du haïga (ou haiga, peinture accompagnée d'un haïku).

Biographie[modifier | modifier le code]

Buson Taniguchi (谷口 蕪村, Taniguchi Buson?) est né dans le village de Kema dans la province de Settsu (aujourd'hui Kema est dans la ville d'Ōsaka). Ses talents pour le dessin se manifestent dès l'enfance.

Vers 1735, il part étudier la peinture et l'art du haïku à Edo, actuellement Tokyo. En 1737, il devient l'élève du poète de haïku Soa (Hayano Hajin). Il affirme également ses talents de peintre.

Pendant 10 ans, il voyage à travers le Japon, passant son temps à peindre et à écrire. En 1744, il prend le nom de plume de Buson pour signer ses œuvres.

En 1751, il s'installe à Kyōto avec quelques disciples de Soa, puis s'installe dans un temple de la région de Tango où il se consacre à la peinture. Il associe dans ses œuvres le dessin, la calligraphie et la poésie.

En 1757, il revient à Kyōto où il réalise ses œuvres les plus importantes.

Il se marie en 1760 à l'âge d'environ quarante-cinq ans à Kyōto et il a une fille du nom de Kuno.

En 1766, il fonde le groupe poétique Shankasha avant de reprendre la direction du groupe de Soa en 1770. Il est alors au sommet de son art et de sa célébrité tant dans le domaine poétique que graphique.

À partir de 1770, où il collabore à différents ouvrages avec le peintre Bunjin-ga Ike no Taiga, il devint lui-même un des peintres Bunjin-ga les plus admirés.

À partir de 1775, la maladie le contraint à ralentir ses activités. Il meurt cependant le 25 décembre 1783[1] après avoir dicté ses trois derniers haïku. Il est enterré au Konpuku-ji à Kyoto.

Les poèmes de Buson sont très visuels mais ils cherchent à rendre l'essence des choses plutôt qu'à décrire leur apparence.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Éditions originales[modifier | modifier le code]

Éditions en français[modifier | modifier le code]

Monographies
Anthologies
  • 2002. Haiku : anthologie du poème court japonais (trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu ; texte français seulement), éd. Gallimard, coll. « Poésie » n° 369, 239 pages, (ISBN 2-07-041306-3) — 504 haïkus (pour moitié des quatre maîtres : 46 de Bashô, 51 de Buson, 82 de Issa, 56 de Shiki).

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c La plupart des sources donnent le 25 décembre 1783 (anthologie 2002 chez Gallimard, Éditions Verdier, éditions Moundarren, Shunkin, Wikipedia en anglais), quelques-unes le 17 janvier 1784 (Britannica). Il s'agit peut-être d'une question de méthode de conversion des calendriers ; nous retenons la date de 1783.

Liens externes[modifier | modifier le code]