BYOD
BYOD (abréviation de l’anglais « Bring your own device » : « Apportez vos appareils personnels » ; en français : PAP, abréviation de « Prenez vos appareils personnels »[1] ou encore AVEC, abréviation d'« Apportez Votre Equipement personnel de Communication »[2]) est une pratique qui consiste à utiliser ses équipements personnels (téléphone, ordinateur portable, tablette électronique) dans un contexte professionnel. Cette tendance pose des questions sociales, juridiques et sur la sécurité de l'information.
En 2013, ce phénomène se répand au sein des entreprises. Selon une étude menée par un cabinet d'étude indépendant, 71 % des collaborateurs interrogés utiliseraient à titre professionnel des solutions non mises à disposition par leur entreprise[3].
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Juridique et social [modifier]
Un employé peut maintenant travailler partout mais aussi tout le temps. L’entreprise y gagne. Néanmoins, pour ses collaborateurs, une telle liberté est à double tranchant. Du côté juridique se pose la question de l’officialisation de la chose. Modification du contrat de travail ? Du règlement intérieur ? De la charte informatique ? Autant de questions auxquelles les entreprises se doivent de répondre, face à l’amplitude que prend cette pratique.
Sécurité [modifier]
La sécurité de l’information est l’un des problèmes majeurs de ce nouveau phénomène. Aujourd’hui, le nombre d’utilisateurs d’appareils mobiles augmente énormément et le volume d’informations véhiculées s’amplifie. Ce qui induit le développement d’opérations frauduleuses, visant à récupérer les données personnelles et professionnelles (logiciel malveillant, vols des terminaux, écoutes téléphoniques…).
Pour répondre à ces problèmes de sécurité, plusieurs entreprises proposent aujourd’hui des solutions BYOD, comme par exemple Ercom, Thales, Mc Afee, Look Out.
Lors de la 12e édition des Assises de la Sécurité, qui s'est tenue à Monaco en octobre 2012, Patrick Pailloux, directeur général de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) s'est déclaré fermement opposé au BYOD, affirmant qu’il n’existe pas sur le marché de solution satisfaisante pour accompagner cette tendance en toute sécurité[4].