Affaire Claudine de Culam

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Claudine de Culam et son chien

Claudine de Culam née à Rozay-en-Brie en 1585, morte en 1601, condamnée à mort pour zoophilie le 4 octobre 1601[1].

La jeune fille, âgée de 16 ans, domestique chez Monsieur le Prieur de Reverecourt depuis quatre ans fut « bien et dûment atteinte et convaincue d'avoir eu habitation charnelle avec un chien blanc tacheté de roux ». Dans ce cas, les magistrats — à la demande expresse de la mère qui était sûre de l'innocence de sa fille — acceptèrent une étude scientifique et pragmatique.

Claudine, qui avait été surprise selon des témoins en état « d'habitation charnelle » avec un chien a été emmenée devant une cour composée uniquement de femmes ayant le statut d'« expert », dans une chambre adjacente à la cour d'appel. Le chien la rejoignit dans cette pièce. Le comité fit déshabiller la jeune fille pour l'examiner en quête d'éventuelles griffures, mais immédiatement le chien, sans attendre d'avoir été invité, lui sauta dessus et prit la position de la levrette. « Une relation sexuelle s'est produite et nous avons dû intervenir » a écrit le collège d'experts dans son rapport officiel. Sur les bases des témoignages et de ce rapport, le chien et la jeune fille ont été étranglés et leurs corps brûlés, leurs cendres jetées aux vents pour qu'il ne reste rien de cet accouplement.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Hastings Donnan Transgressive sex: Subversion and control in erotic encounters, Berghahn Books, 2009, p. 95

Voir aussi[modifier | modifier le code]