Église orthodoxe celtique

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L'Église orthodoxe celtique est une Église de foi orthodoxe. Elle revendique l'héritage spirituel de l'antique et vénérable Église celtique qui selon la tradition britannique a été fondée par saint Joseph d'Arimathie en l'an 37. Selon le ménologe de l'Église grecque, un autre disciple du Christ, saint Aristobule, aurait évangélisé la Grande-Bretagne en l'an 63.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 14 juin 1866, sous le nom de Mar Julius, Jules Ferrette a été consacré Évêque « pour l'île d'Iona et ses dépendances » par le métropolite syriaque-orthodoxe de Homs, Mutran Boutros (futur patriarche d'Antioche sous le nom d'Ignace Pierre IV)[1]. Ainsi chargé de restaurer le christianisme celtique, considéré comme une version occidentale du christianisme orthodoxe[2], il se rendit en Grande-Bretagne et y consacra en 1874, comme Primat de l'Église orthodoxe celtique restaurée, le pasteur anglican Richard William Morgan, sous le nom de Mar Pelagius I. Morgan était également barde gallois connu sous le nom de Môr Meirion. Le document notarié de la consécration, écrit en langue arabe et syriaque et signé par le Consul britannique E.T.Rogers, se trouve au Bristih Museum (Londres). Il a été traduit en anglais par deux savants linguistes : les professeurs W.W. Wright et Ch. Rieu.

Le dernier responsable en charge de cette Église, est Mgr Marc (Jean-Claude Scheerens), élu le 5 octobre 2014. Il a succédé à Mgr Mael (Paul de Fournier de Brescia) décédé le 20 juillet 2014. Il porte le titre de primat et réside au monastère Sainte-Présence[3] à Saint-Dolay dans le Morbihan (Bretagne). Le primat de l'Église orthodoxe celtique reçoit le titre de "évêque d'Iona est ses dépendances" comme successeur de Mar Julius (Jules Ferrette). L'éparchie française est dirigée par un évêque portant le titre de métropolite de Dol. Mgr Marc a également reçu la charge de l'éparchie française le 10 août 2014.

Doctrine[modifier | modifier le code]

L'Église orthodoxe celtique confesse la doctrine des sept premiers conciles, mais par sa filiation apostolique reçue de l'Église orthodoxe syrienne, elle considère que seuls les trois premiers sont réellement œcuméniques, c’est-à-dire Nicée, Constantinople et Éphèse puisque reçus par toutes les Églises. Quant à la discipline, elle s'appuie sur les canons conciliaires les plus importants et ses propres règles relatives à la spiritualité et la discipline des Pères orthodoxes celtes et de leurs disciples.

Pratiques[modifier | modifier le code]

Invoquant un matériau archéologique littéraire considérable, grâce au concours de théologiens et d'historiens, elle revendique la restauration des formes liturgiques orginelles du rite occidental ancien non romain (gallican, mozarabe, ambrosien et celtique), qu'elle utilise aujourd'hui pour ses célébrations.

À l'heure actuelle, elle dispose de la liturgie eucharistique et de l'office des heures (Rite celtique). Elle est en train de compléter son euchologe, (baptême, ordinations, funérailles) ainsi que le calendrier liturgique.

Elle a adopté le calendrier grégorien, pour les fêtes fixes et la Pâque.

Organisation[modifier | modifier le code]

L'Église est répartie localement en éparchies, subdivisions diocésaines ayant un caractère plus spirituel que géographique :

  • Éparchie de France
  • Éparchie de Suisse
  • Éparchie de Grande-Bretagne
  • Éparchie d'Amérique
  • Éparchie d'Australie

Elle appartient à la Communion des Églises orthodoxes occidentales.

Monastère Sainte-Présence[modifier | modifier le code]

Le monastère Sainte-Présence situé au Bois Juhel à Saint-Dolay dans le Morbihan a été fondé en 1955 par Jean-Pierre Danyel (Mgr Tugdual) (1917-1968) qui est maintenant considéré comme saint Tugdual de Saint-Dolay par son Église.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon (en) Peter Anson, Bishops at large, Londres, Faberand Faber,‎ 1964, p. 260, Ferrette n'a jamais pu présenter la preuve de cette consécration.Mais, un document notarié de la consécration, écrit en langue arabe et syriaque et signé par le Consul britannique E.T.Rogers, se trouve au British Museum (Londres). Il a été traduit en anglais par deux savants linguistes: les professeurs W.W. Wright et Ch. Rieu. Le chef de l'Église orthodoxe britannique, qui dépendait de l'Église orthodoxe celtique, a rejoint l'Église copte orthodoxe. Considérant sa filiation valide, il a été consacré métropolite sans reconsécration de son épiscopat. Dans l'Église Copte, les évêques accédant au ministère de métropolite font l'objet d'une consécration particulière. Les prêtres de l'Église Orthodoxe Celtique qui l'avaient suivi, on simplement été reçu par une onction.
  2. O. Loyer, Les Chrétientés celtiques, Paris, PUF, 1960.
  3. Site internet de l'Église Orthodoxe celtique

Bibliographie[modifier | modifier le code]