Vicky Colombet

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Vicky Colombet
Vicky Colombet.jpg
Naissance

Paris
Nationalité
Franco-Américaine
Activités
Mouvement
Abstraction
Distinctions
Prix de la Fondation Esther et Adolph Gottlieb - Bourse de la Fondation Pollock Krasner.
Site web

Vicky Colombet[1] est une artiste franco-américaine née en 1953 à Paris. Elle vit et travaille entre Paris et New York.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Paris en 1953, Vicky Colombet a grandi à Paris dans une famille artistique et intellectuelle du côté paternel et nomade du côté maternel. La quête de sa mère pour ses origines a conduit la famille à voyager souvent en Asie. La culture et la philosophie asiatiques resteront pour elle une influence majeure. Passionnée de poésie et de philosophie, Colombet a écrit deux essais dans Les Temps Modernes[2]. De 1972 à 1978 elle fait partie du Mouvement de Libération des Femmes (MLF). En 1974, elle rencontre Simone de Beauvoir, Anne Zelensky[3], Annie Sugier et Annie Cohen et collabore avec elles. De cette collaboration nait la Ligue du Droit des Femmes[4]  Elle crée la même année le journal “Les Nouvelles Féministes” dans le cadre de la Ligue du Droit des Femmes[5] dont Simone de Beauvoir sera l’éditeur en Chef jusqu’en 1977.  Durant ces années, elle se lie d’amitié avec Toby Gilbert, Delphine Seyrig, Ioanna Wieder, Carole Roussopoulos et l’écrivain Christiane Rochefort (1917-1998) qui deviendra un amie proche.  En 1976, elle rencontre le peintre abstrait  Henri Dimier [6],[7],[8] (1899-1986) qui sera son professeur de peinture pendant que Christiane Rochefort l’encourage à suivre une carrière artistique. Ayant eu l'occasion de rencontrer Agnès Martin dans les dernières années de sa vie, Colombet sera guidée par sa rigueur et son retrait du monde. En 2001, Colombet part aux Etats-Unis et devient citoyenne Américaine en 2013. 

Œuvre[modifier | modifier le code]

Tant dans ses peintures et dessins que dans ses travaux sur verre, Colombet traduit les flux dynamiques de l’univers. “Souffle” est le caractère qu’elle recherche dans son oeuvre. Chacune des peintures de Colombet est le résultat d’un long processus qui commence par le choix de la qualité de la toile qu’elle achète en Espagne ou en France. Colombet fait son propre apprêt  et broie ses pigments. Ses tableaux sont vus à la fois comme pure abstraction et comme des études de nature. Ils parviennent à paraître résolument non objectifs tout en véhiculant le poids d’une étude de montagnes ou de pierres. “En fait, on peut dire que sa philosophie des formes occupe un point où l’abstraction et la nature se rencontrent. La singulière vision de Colombet jongle avec l'opposition de la représentation et de l'abstraction. L'intelligence remarquable de son art est, en effet, basée sur une recherche objective et presque scientifique sur les relations entre les deux. Vicky Colombet étend notre connaissance de la capacité de l'art à communiquer des effets qui sont intrinsèquement mystérieux mais vraiment convaincants comme des choses à voir. “[9]

Carrière artistique et Principales Expositions[modifier | modifier le code]

Récipiendaire du prix de la Fondation Adolph & Esther Gottlieb en 2001, et de la bourse de la Fondation Pollok-Krasner (en) en 2014, Vicky Colombet est membre de la Fondation Elizabeth pour les Arts à Manhattan, New York[10]. Son travail a été largement exposé des deux côtés de l'Atlantique et se trouve dans un certain nombre d'importantes collections privées aux États-Unis et en Europe. Notamment, ses deux premiers expositions personnelles aux États-Unis ont eu lieu à la galerie Haim Chanin Fine Arts[11] à New York et la Gallery Evo Gallery à Santa Fe, toutes deux revues dans Art in America. De 2005 à 2012, elle a collaboré avec l'architecte espagnol Enric Ruiz-Geli (es) pour créer un monumental travail en verre[12] (150x12 pieds) à l'intérieur de la Villa Nurbs[13],[14]. De 2012 à 2015, elle a eu plusieurs expositions de groupe[15],[16] à la galerie Bernard Jacobson[17]. En 2016[18], au Museum of Fine Arts à St. Petersburg en Floride. La même année, le musée Albright Knox a acquis pour sa collection l'une de ses grandes peintures de la série « Antarctica »[19]. Vicky Colombet est maintenant représentée par la galerie Leonard Hutton Galleries[20],[21],[22] à New York.

Prix, Bourses, Résidences[modifier | modifier le code]

Collections Publiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Vicky Colombet », Extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit, sur Oxford Index, (ISBN 9780199773787)
  2. "Les Femmes s'entêtent".
  3. « [Chiennes de garde] Anne Zelensky, qui a voulu changer la vie... », sur chiennesdegarde.com (consulté le 12 mars 2017)
  4. Anne Zelensky, « Une lignée de rébellion », Les Temps Modernes, nos 647-648,‎ , p. 256–264 (ISSN 0040-3075, lire en ligne, consulté le 12 mars 2017)
  5. Françoise Picq, « Simone de Beauvoir et « la querelle du féminisme » », Les Temps Modernes, nos 647-648,‎ , p. 169–185 (ISSN 0040-3075, lire en ligne, consulté le 12 mars 2017)
  6. « Henri Dimier au Musée de l'Abbaye de Sainte-Croix, »
  7. « Cahiers Bleus n° 47 : Henri Dimier, peintre », sur www.les-cahiers-bleus.com (consulté le 12 mars 2017)
  8. Henri Dimier: exposition , Galerie des Ponchettes, Nice, 1er décembre 1984-6 janvier 1985, Galerie des Ponchettes, (lire en ligne)
  9. « A Philosophy of Form: In Vicky Colombet, Abstraction and Nature Meet on Equal Terms », sur artcritical, (consulté le 3 avril 2017)
  10. (en-US) « Vicky Colombet », sur EFA Studio Program (consulté le 30 mars 2017)
  11. Vicky Colombet, Nena Tsouti-Schillinger, Haim Chanin Fine Arts et EVO Gallery, Vicky Colombet: nothing to see from the ground., Haim Chanin Fine Arts ; Evo Gallery, (ISBN 0971790264 et 9780971790261, lire en ligne)
  12. « Vicky Colombet "Villa Nurbs" in Spain », sur Vimeo (consulté le 3 avril 2017)
  13. Nicolai Ouroussoff, « Machines for Living », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 12 mars 2017)
  14. (en-US) « Villa Nurbs - Ficha, Fotos y Planos - WikiArquitectura », sur WikiArquitectura (consulté le 12 mars 2017)
  15. (en) « Bernard Jacobson Gallery - Coherent Surface, Radiant Light (New York) », sur www.jacobsongallery.com (consulté le 30 mars 2017)
  16. (en) « Bernard Jacobson Gallery - Drawn to Perfection », sur www.jacobsongallery.com (consulté le 30 mars 2017)
  17. (en) « Bernard Jacobson Gallery », sur jacobsongallery.com (consulté le 12 mars 2017)
  18. (en) « Measured Life Works by Vicky Colombet, Babs Reingold and Tip Toland | Museum of Fine Arts, St. Petersburg », sur Museum of Fine Arts (consulté le 12 mars 2017)
  19. (en) « Antarctica », sur www.albrightknox.org (consulté le 12 mars 2017)
  20. (en) « Artists | Leonard Hutton Galleries », sur www.leonardhuttongalleries.com (consulté le 12 mars 2017)
  21. (en) « Master Drawings New York 2017 | Leonard Hutton Galleries », sur www.leonardhuttongalleries.com (consulté le 30 mars 2017)
  22. (en) « Vicky Colombet: Time Travel | Leonard Hutton Galleries », sur www.leonardhuttongalleries.com (consulté le 30 mars 2017)
  23. (en-US) « Homepage », sur The Elizabeth Foundation for the Arts (consulté le 30 mars 2017)
  24. (en) « Vicky Colombet | Works | Pollock Krasner Image Collection », sur www.pkf-imagecollection.org (consulté le 12 mars 2017)
  25. (en) Margie Ruddick, Wild By Design: Strategies for Creating Life-Enhancing Landscapes, Island Press, (ISBN 9781610915991, lire en ligne)
  26. (en-US) « WILD BY DESIGN: The Elements », sur SHILLIM FOUNDATION (consulté le 12 mars 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]