Uranien

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Extrait du livre de John Addington Symonds' 1891 A Problem in Modern Ethics.

Uranien est un terme très peu utilisé à la fin du XIXe siècle, sinon par les Anglo-saxons (sous la forme Uranian), pour désigner les homosexuels masculins qui étaient jusqu’alors désignés par le mot pédéraste. Ce furent d’abord les mots urnien[1], et ournien[2] qui furent proposés de manière transitoire pour traduire en français le mot Urning, créé (en même temps que son opposé Dioning), par le juriste hanovrien Karl Heinrich Ulrichs, en référence au discours de Pausanias dans le Banquet de Platon. Ulrichs avait publié à partir de 1864, ses conceptions sur l’amour entre personnes de même sexe dans une série de douze brochures rassemblées sous le titre de Forschungen über das Räthsel der mannmännlichen Liebe (« Recherches sur l'énigme de l'amour de l’homme pour l’homme»). Ces conceptions furent considérées comme assez nouvelles pour justifier un néologisme. Le mot qui fut accepté de manière unanime en français, est uraniste (adjectif et nom) : il fut utilisé de la fin du XIXe siècle à la première moitié du XXe siècle.

L’écrivain germano-hongrois Karl-Maria Kertbeny, qui connaissait Ulrichs et menait le même combat, proposa en 1869 des termes concurrents (homosexuel, homosexualité) qui supplantèrent rapidement les néologismes d’Ulrichs en raison de leur allure plus scientifique.

En anglais, compte tenu de l’orientation des goûts des poètes anglais qui se qualifièrent d’uraniens, tournés vers les jeunes éphèbes, le mot a pris un sens qui correspond davantage au mot pédéraste dans son acception moderne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. F[élix]. Carlier, Etudes de pathologie sociale. Les deux prostitutions., Paris, , p. 353.
  2. Marc-André Raffalovich, « - Sur la symptomatologie de l'inversion sexuelle. », Archives de l'Anthropologie criminelle.,‎ 1894., p. 741.