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Tchotki

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Un tchotki à cinq séries de dix nœuds.

Le komvoskhinion ou tchotki (en russe : чётки ; en grec moderne : κομποσκοίνι, komvoskhinion (« cordon à nœuds  ») ; en roumain : mătănii ; en serbe: бројаница [transcription : brojanica]) est une variante de chapelet utilisée par les orthodoxes et les catholiques orientaux. Il est aussi appelé « chapelet byzantin ».

C'est un chapelet en laine noir de 33 nœuds (« bracelet ») ou de 30, 50, 99, 100 ou de 300 nœuds[1].

On ne confondra pas le komboskini avec le komboloï, qui est une sorte de chapelet mais sans signification religieuse.

Prières associés

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Il sert surtout à la récitation de la Prière de Jésus : « Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur » (Κύριε Ιησού Χριστέ Υιε του Θεού ελέησόν με τον αμαρτόλον), popularisée par le livre Récit d'un Pèlerin russe, publié pour la première entre 1853 et 1861, mais aussi de prières à Marie, mère de Dieu, et aux saints : « Très sainte mère de Dieu, sauve-nous - Saints de Dieu, intercédez pour nous » (Υπεραγία Θεοτόκε Σώσον ημάς - Άγιοι του Θεού πρεσβεύσατε υπέρ ημών), accompagnées de prosternations et métanies. Il se termine par une croix.

On peut utiliser d'autres phrases, comme par exemple :

  • Mon Jésus, miséricorde
  • Saint-Esprit j'ai confiance en toi
  • Sang précieux du Christ, purifie-moi
  • Merci Seigneur
  • etc.

Le tchotki est aussi utilisé pour compter le nombre de génuflexions ou de signes de croix[2].

Chotki Vervitsa

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La Chotki Vervitsa des moines russes est faite de 103 nœuds ou grains, séparés par de plus larges grains, dont le premier est suivi par 17 plus petits, le second par 33, le troisième par 40 et le quatrième par 12 petits grains puis vient un petit grain à la fin. Les petits grains sont pour la prière de Jésus et les grands pour la prière à la Mère de Dieu[3].

Le Psautier est divisé en vingt parties, et la récitation de 300 prières de Jésus équivaut à la récitation d'une partie, si bien que 6 000 prières de Jésus équivalent à la récitation du Psautier au complet. Cette pratique a été introduite par Saint Basile pour ceux qui ne savaient pas lire, et le komvoskhinion permet de compter les centaines[4].

Notes et références

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  1. (en) « Type of rosary », sur britannica.com, (consulté le )
  2. (en) « The Rosary », sur newadvent.org, (consulté le )
  3. N. F. Robinson, Monasticism in the Orthodox Churches. Being An Introduction To The Study Of Modern Hellenic And Slavonic Monachism And The Orthodox Profession Rite, 1916, p. 154-157 [lire en ligne (page consultée le 12 juin 2025)]
  4. N. F. Robinson, Monasticism in the Orthodox Churches. Being An Introduction To The Study Of Modern Hellenic And Slavonic Monachism And The Orthodox Profession Rite, 1916, p. 156.

Bibliographie

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  • Kallistos Ware, La Puissance du Nom : La prière de Jésus dans la spiritualité orthodoxe. [lire en ligne (page consultée le 12 juin 2025)]
    Première introduction aux aspects théologiques, spirituels et historiques de la Prière de Jésus et consignes pour la pratique.
  • Alphonse et Rachel Goettmann, Prière de Jésus. Prière du Cœur, Albin Michel, coll. « Spiritualités vivantes », 2009 [1994], 226 p. (ISBN 978-2-226-18318-7)
  • Récits d'un pèlerin russe, trad. Jean Laloy, Seuil, coll. « Points Sagesses », 2014 [1978], 192 p. (ISBN 978-2-757-84213-3)
  • Un moine de l'Église d'Orient, La Prière de Jésus. Sa genèse, son développement et sa pratique dans la tradition religieuse byzantino-slave, Éd. Chevetogne, 1974, 119 p.
    Ouvrage essentiel sur les fondements et la pratique de la prière de Jésus.

Articles connexes

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Liens externes

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