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Tétras à bec noir

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Tetrao urogalloides

Tetrao urogalloides
Description de cette image, également commentée ci-après
Un mâle de Tétras à bec noir au Kamtchatka.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Galliformes
Famille Phasianidae
Genre Tetrao

Espèce

Tetrao urogalloides
Middendorf, 1853

Synonymes

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Le Tétras à bec noir (Tetrao urogalloides, anciennement Tetrao parvirostris), appelé également Petit Urogalle ou Tétras à petit bec, est une espèce de Gallinacé de la sous-famille des Tetraoninae vivant dans les forêts de Sibérie. C'est le plus proche parent du Grand Tétras (Tetrao urogallus).

Identification

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Malgré une taille plus modeste, le Tétras à bec noir ressemble assez fortement à son proche cousin le Grand Tétras.

Le coq est sombre, voire noir, mais à reflets gris sur le cou et la base de la queue. Un large croissant vert-bleuté est situé sur son plastron. Son dos et ses ailes sont brunes. Ses caroncules sont rouges. Le plus remarquable est qu’il possède des barres alaires blanches et une queue plus longue que le Grand Tétras ; cette queue est également marquée de grandes taches blanches.

La poule est plus claire et ne possède pas de croissant roux sur sa poitrine ; comme chez le coq, sa couleur varie selon les régions mais elle est en général marbrée de gris foncé, de blanc et de marron clair. Elle possède également plus de taches blanches que la poule de Grand Tétras.

Aire de répartition et habitat

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Le Tétras à bec noir habite la Russie, la Mongolie et une partie de la Chine. Son aire de répartition débute de la vallée de la Koureïka et du lac Baïkal, et s’étend jusqu'en Mandchourie, sur une partie de l'île de Sakhaline et le Kamtchatka ; cette dernière population se trouve isolée, car la population « continentale » s’étend jusqu’à la vallée de l'Anadyr. Il arrive que des hybrides naissent entre Grand Tétras Tetrao urogallus et Tetrao urogalloides sur la partie la plus occidentale, car les deux espèces y cohabitent et restent interfécondes.

L'habitat du Tétras à bec noir est composé de forêts de pins (Pinus spp.), d'épicéas de Sibérie (Picea obovata) ou de mélèzes (Larix dahurica) en peuplement mixte avec de nombreux feuillus comme des saules (Salix spp.), des bouleaux (Betula spp.) ou des peupliers (Populus spp.).

Reproduction

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Tétras à bec noir femelle
Une femelle de Tétras à bec noir en Mongolie.

Les parades du Tétras à bec court sont bien différentes de celle du Grand Tétras ; chasseurs et naturalistes rapportent que les coqs battent des ailes et sautent à 1m - 1m50, produisant un bruit de tambour. Le coq déploie sa queue, étire son cou, garde son bec ouvert et relève les plumes de sa tête (petite huppe). Ils chantent souvent à terre et rarement dans les arbres. La période des parades varie selon les régions et commence à la fonte des neiges. Elle peut débuter de début avril à début mai pour se terminer habituellement en juin. Les pontes sont également très échelonnées sur l’année selon les régions, elles sont souvent composées de 7 à 8 œufs qui éclosent dans des fourrés de feuillus.

Classification

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Le Tétras à bec noir appartient à la famille des Phasanidae et à la sous-famille des Tetraoninae, groupes inclus dans l'ordre des Gallinacés (Galliformes).

La description par Bonaparte en 1856 de Tetrao parvirostris a longtemps été considérée comme l'originale, mais Middendorff a la priorité, ayant décrit Tetrao urogalloides en 1853.

Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[1], le Tétras à bec noir est représenté par 2 sous-espèces (ordre phylogénique) :

  • Tetrao urogalloides urogalloides Middendorf, 1853 — nord-est de l'Asie ;
  • Tetrao urogalloides kamschaticus Kittlitz, 1858péninsule du Kamchatka.

T. u. stegmanni (Potapov, 1985) dans la région du Lac Baïkal et en Mongolie, pourrait être une troisième sous-espèce.[réf. nécessaire]

Références

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Bibliographie

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  • Les coqs de bruyères, M. Couturier (1980), Vol I.

Liens externes

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