Susette Gontard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gontard.
Susette Gontard
Description de cette image, également commentée ci-après
Susette Gontard, portrait en miniature par Elisabeth Sömmering (vers 1770-1802).
Nom de naissance Susette Borkenstein
Naissance
Hambourg
Décès
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture allemande
Mouvement Romantisme

Susette Gontard, née Borkenstein, baptisée le 8 février 1769 à Hambourg, morte le 22 juin 1802 à Francfort-sur-le-Main, fut la muse et le grand amour du poète Friedrich Hölderlin, qui la célébra dans son Hypérion sous le nom de Diotima, nom de l'« inconnue de Mantinée » de Platon.

On conserve d'elle une correspondance avec Hölderlin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle avait épousé le 9 juillet 1786 à Altona (rattaché actuellement à Hambourg) le banquier francfortois Jacques Frédéric Gontard, appartenant à une famille de banquiers d'origine huguenote originaire de Grenoble.

Susette Gontard transfigurée en Diotima dans le groupe à la gloire de Hölderlin, Lauffen am Neckar, 2003, par le sculpteur Peter Lenk.

En janvier 1796, Hölderlin eut un poste de précepteur dans la maison Gontard, qu'il dut quitter en septembre 1798 après une querelle avec le maître de maison concernant sa conduite à l'égard de son épouse. Mais Hölderlin n'en resta pas moins en contact épistolaire et, par intermittences, personnels avec sa bien-aimée Susette.

Hölderlin ne fut mis au courant qu'en mai 1802, lorsqu'il quitta son poste de précepteur à Bordeaux, de la maladie de consomption et de la rubéole qu'avait contractée Susette. Voyageant à pied, ce ne fut qu'au mois de juillet suivant à Stuttgart qu'il apprit sa mort qui l'accabla terriblement : « C'est un terrible mystère qu'un être pareil soit destiné à mourir »[1].

Susette Gontard d'après les artistes[modifier | modifier le code]

Il existe d'elle un buste contemporain (1793) en marbre par le sculpteur Landolin Ohmacht.

Suzette Gontard est encore représentée sous les traits de Diotima dans l'ensemble sculptural de Peter Lenk, Hölderlin à la croisée des chemins (2003), se dressant au milieu d'un sens giratoire à Lauffen am Neckar, ville natale de Hölderlin.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ursula Brauer, Hölderlin und Susette Gontard, Europäische Verlags-Anstalt, Hamburg 2002 (ISBN 3-434-50473-7).
  • Beatrix Langner, Hölderlin und Diotima, Insel, Frankfurt am Main 2001 (ISBN 3-458-34416-0).
  • Rudolf Ibel ( éd.), Hölderlin und Diotima. Dichtungen und Briefe der Liebe, Zürich : Manesse, 1957 (ISBN 3-7175-1192-0).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Hölderlin, Hypérion ou l'ermite de Grèce, traduction de Robert Rovini, Paris : Union générale d'éditions, 1968, p. 185.

Sources[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]