Souvenirs d'enfance et de jeunesse

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Traduction anglaise du récit de Verne paru dans "Youth's Companion" en 1891

Souvenirs d'enfance et de jeunesse est un récit autobiographique écrit par Jules Verne, sans doute vers 1890[1]. À la demande de Théodore Stanton, journaliste américain et correspondant de l'agence Associated Press à Paris, l'auteur lui confie son manuscrit. La traduction anglaise paraît le à Boston sous le titre The Story of my Boyhood[2].

Verne joint ce titre à d'autres nouvelles dont il envisage la parution dans un volume. Il en parle à Louis-Jules Hetzel, qui rechigne à publier l'ouvrage, ne tenant pas, comme son père, à intégrer des nouvelles au cycle des Voyages extraordinaires[3].

L'auteur, ayant confié à Stanton une mise au net de son texte, en conserve le manuscrit[4]. Sur la première page est inscrite la liste des nouvelles que Verne essaie d'imposer à son éditeur. Outre Souvenirs d'enfance et de jeunesse, il note d'autres titres : La Famille Raton, M. RM. Ré-Dièze et Mlle Mi-Bémol ou Le Comte de Chanteleine.

En 1931, le manuscrit est acheté à Londres dans une vente publique par la Fondation Martin Bodmer. Celle-ci en autorise la parution dans un numéro des Cahiers de L'Herne, consacré à Verne[5].

Éditions[modifier | modifier le code]

  • The Story of my Boyhood. Traduction anglaise parue dans The Youth's Companion. 1891.
  • Cahiers de L'Herne N° 25. Présentation de Pierre-André Touttain. 1974.
  • Bulletin de la Société Jules Verne 89. 1er trimestre 1989.
  • in Contes et nouvelles de Jules Verne. Éditions Ouest-France. 2000[6].
  • Bulletin de la Société Jules Verne 151. 3e trimestre 2004.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jules Verne précise qu'il écrit "au-delà des limites de la soixantaine". Dans le brouillon, l'auteur confirme cette date : « cette carrière que je poursuis encore à l'heure où j'ai franchi cette redoutable limite de la soixantaine ». Voir Olivier Dumas. L'Unique autobiographie de Jules Verne. Bulletin de la Société Jules Verne 89. Page 1.
  2. Ce journal se nommait "Youth's Companion" et non "Goath's Companion" (comme l'indiquait Jules Verne, fâché avec la langue anglaise). C'est William Butcher qui découvrit le véritable titre de cette revue (Bulletin de la Société Jules Verne 91. 1989).
  3. Olivier Dumas. Quand Verne se penche sur son passé. Bulletin de la Société Jules Verne 151. 2004.
  4. Ce brouillon est acquis par la ville de Nantes en 1981
  5. Pierre-André Touttain. Cahiers de L'Herne 25. 1974.
  6. Dans cette édition, Samuel Sadaune essaie de reconstituer le recueil de nouvelles préparé par Jules Verne et qui fut dénaturé par son fils.