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Soleil noir (symbole nazi)

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Représentation du Soleil noir dans l'ancienne Obergruppenführersaal de Wewelsburg.
Obergruppenführersaal.

Le soleil noir (en allemand Schwarze Sonne) est un symbole du mysticisme nazi créé par Karl Maria Wiligut, réactualisée par la tendance néonazie en tant que symbole et appréciatif religieux et magnétique.

Le symbole est constitué de 12 runes d'Armanen, comme celles utilisés pour le symbole des SS, un symbole religieux que l'on retrouve de l'Europe à l'Océanie, étroitement enlacées.

La première utilisation connue du symbole est dessiné par la SS sur commande de Heinrich Himmler et créé par Karl Maria Wiligut dans le château de Wewelsburg dans le sol en marbre de l'ancienne Obergruppenführersaal (littéralement : « salle des Obergruppenführer », soit « salle des généraux ») de la tour Nord[1],[2].

C'est un ornement vert foncé, mosaïque circulaire, au milieu duquel se trouvait un disque d'or, composé de 12 runes d'Armanen, comme celles utilisés pour le symbole des SS[1].

Postérité

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Le symbole est réactualisé par la tendance néonazie croissante au sein des classes moyenne et populaire blanches se sentant menacées par la « nouvelle diversité »[3],[4].

La conception ésotérique-néonazie du soleil noir a été développée dans le cercle autour de Wilhelm Landig depuis les années 1950. Dans les années , l'identification du Soleil noir avec le symbole dans le Wewelsburg a été popularisée par une jeune génération d'auteurs autour de la Tempelhofgesellschaft, une société allemande-autrichienne[5],[1],[6].

Signification

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La signification originelle du soleil noir — originellement vert foncé et non simplement noir — reste inconnue[7], mais pourrait « incarner la pureté raciale aryenne »[2].

Le soleil noir sert d'icône et d'appréciatif religieux et « magnétique » au sein des néonazis de divers pays, sans en être le principal[4].

Notes et références

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  1. a b et c Goodrick-Clarke 2002, p. 148-150.
  2. a et b « Soleil Noir », sur Indextreme.fr (consulté le )
  3. (en) Chris Mathews, Modern Satanism : Anatomy of a Radical Subculture, Westport, Conn., Praeger, , XVIII-246 p. (ISBN 978-0-313-36639-0, lire en ligne), p. 153.
  4. a et b (en) Joachim Whaley, « Book Review: Black Sun. Aryan Cults, Esoteric Nazism and the Politics of Identity », Journal of European Studies, vol. 34, no 4,‎ , p. 373–375 (ISSN 0047-2441, DOI 10.1177/004724410403400418, lire en ligne, consulté le )
  5. (de) Julian Strube, « Die Erfindung des esoterischen Nationalsozialismus im Zeichen der Schwarzen Sonne », Zeitschrift für Religionswissenschaft, vol. 2, no 20,‎ , p. 223–268 (DOI 10.1515/zfr-2012-0009).
  6. (de) Rüdiger Sünner, Schwarze Sonne : Entfesselung und Missbrauch der Mythen in Nationalsozialismus und rechter Esoterik, Freiburg, Herder, coll. « Spektrum » (no 5205), , 256 p. (ISBN 3-451-05205-9).
  7. (en) Kirsten John-Stucke et Daniela Siepe, Myths of Wewelsburg Castle, Facts and Fiction, (ISBN 978-3-506-79200-6, présentation en ligne), p. 144

Sources et bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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