Septizodium

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Septizodium
image illustrative de l’article Septizodium
Vestiges du Septizodium sur une gravure de 1582.

Lieu de construction Regio X Palatium
Vallée de la Murcia
Date de construction 203 apr. J.-C.
Ordonné par Septime Sévère
Type de bâtiment Nymphée
Le plan de Rome ci-dessous est intemporel.
Planrome3.png
Septizodium
Localisation du Septizodium dans la Rome antique (en rouge)

Coordonnées 41° 53′ 07″ nord, 12° 29′ 20″ est
Liste des monuments de la Rome antique

Le Septizonium, ou aussi Septizodium est un monument de la Rome antique, construit en 203 sous l'empereur Septime Sévère.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Vestiges du Septizonium, vers 1580. Par Étienne Dupérac.

Ce monument ésotérique, dédié aux sept astres majeurs (le Soleil, la Lune et les cinq planètes connues des Anciens, qui ont aussi donné leur nom aux jours de la semaine[1]) garde des secrets jusque dans son appellation.

On peut supposer que le nom a été compris comme celui d'un monument à sept divisions ou sept zones (grec ζώνη zônè, « ceinture »), à l'origine de la forme très commune septizonium, la plus correcte, selon Samuel Ball Platner[1]. La forme septizodium serait à rapprocher du mot « zodiaque », dérivé du grec ζῴδιον zôdion qui désigne une figure animale (on figurait ainsi les constellations). Plus tardivement, au Moyen Âge, le monument a été compris et désigné comme septodium, du grec ἑπτὰ ὁδοί (hepta hodoi), désignant les « sept voies » célestes des planètes ou astres majeurs[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Ce gigantesque nymphée (fontaine monumentale) se dressait au sud-est du Circus Maximus, au pied du mont Palatin. Il avait été conçu pour accueillir et émerveiller ceux qui arrivaient à Rome depuis le sud (par la Via Appia), c'est-à-dire symboliquement depuis l'Afrique, patrie de l'empereur Septime Sévère. C'est du moins ce qu'en dit son biographe de l'Histoire Auguste[2].

Sa structure nous est principalement connue par la Forma Urbis, un plan de Rome en marbre d'époque sévérienne qui nous est parvenu dans un état très fragmentaire. Le monument était donc conçu comme un front de scène, sur le modèle de ceux des théâtres romains, agrémenté de trois exèdres en demi-cercle. L'exèdre centrale était occupée par une statue de l'empereur. De nombreuses colonnes rythmaient cette façade, ainsi que des niches de statues. Un grand bassin baignait le pied du monument.

Emplacement du Septizonium, au pied du Palatin

Le Septizodium mesurait environ 100 mètres de longueur. Sa hauteur nous est inconnue : on a avancé jusqu'à 100 mètres, mais il est plus probable qu'elle était d'environ 30 mètres. Cela en fait un des monuments les plus impressionnants de la dynastie sévérienne et même de la Rome antique en général.

Le Septizodium survécut partiellement jusqu'à la Renaissance, mais le pape Sixte Quint le fit disparaître totalement en 1588, dans sa volonté de créer de grands axes de circulation dans la Ville. Quelques matériaux furent remployés dans d'autres réalisations, comme la base de la colonne de Marc-Aurèle.

Une esplanade marque aujourd'hui son emplacement.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Samuel Ball Platner, A Topographical Dictionary of Ancient Rome, London: Oxford University Press, 1929, Lacus Curtius
  2. Histoire Auguste, Vie de Septime Sévère, 24, 3-5

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Susann S. Lusnia, Urban Planning and Sculptural Display in Severan Rome: Reconstructing the Septizodium and Its Role in Dynastic Politics, American Journal of Archaeology 108 (2004) S. 517-544.
  • (en) C. Gorrie, The Septizodium of Septimius Severus revisited. The monument in its historical and urban context, Latomus 60 (2001) S. 653-670.
  • (de) Theodor Dombart, Das palatinische Septizonium zu Rom. Beck, München 1922
  • (de) Karl Hampe, Ein ungedruckter Bericht über das Konklave von 1241 im römischen Septizonium. (= Sitzungsberichte der Heidelberger Akademie der Wissenschaften, Philosophisch-Historische Klasse; Jg. 1913, Abh. 1). Winter, Heidelberg 1913
  • (de) Christian Hülsen: Das Septizonium des Septimus Severus. 46. Programm zum Winkelmannsfeste der Archäologischen Gesellschaft zu Berlin, 1886, S. 1-36

Liens externes[modifier | modifier le code]