Saxophone basse

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Saxophone basse
Image illustrative de l’article Saxophone basse
Saxophone basse Julius Keilwerth

Variantes historiques Saxophone basse en ut
Classification Instrument à vent
Famille Bois
Instruments voisins Flûte, Clarinette, Basson, Hautbois
Tessiture Notes écrites : Sax range.svg

Notes réelles : en sibémol: sonne deux octaves et une seconde majeure en dessous des notes écrites

Instrumentistes bien connus Marie-Bernadette Charrier, Andreas van Zoelen
Facteurs bien connus Henri Selmer Paris, Jinbao, Julius Keilwerth, Benedikt Eppelsheim.

Le saxophone basse est un instrument de musique à vent, de la famille des bois, parmi les tessitures les plus graves de la famille des saxophones.

Le premier véritable saxophone basse fut construit par le fils d'Adolphe Sax (Adolphe Edouard Sax)[1] dans les années 1868, car le saxophone qu'Adolphe Sax père qualifiait de "basse" fut ensuite rebaptisé "baryton". Les sociétés Conn, Buescher (en), Kohlert, Evette et Schaeffer, puis Selmer[2], en ont également produit un certain nombre de modèles.

Ce saxophone reste aujourd'hui un instrument relativement rare, à cause de son encombrement et de son coût. Il est essentiellement fabriqué par Selmer, Jinyin, Jinbao, Keilwerth[3] et Eppelsheim[4].

Cet instrument sonne à l'octave inférieure du saxophone ténor en si. Faute de saxophones contrebasses en nombre suffisant (jusqu'à l'apparition du tubax), il est longtemps resté l'instrument grave de la famille[5], celui que l'on utilise dans l'ensemble de saxophones comme base harmonique et parfois aussi dans l'orchestre d'harmonie et l'orchestre d'anches simples.

En jazz, on l'a entendu dans les orchestres de Duke Ellington, entre autres, où il fut joué par Otto Hardwick. D'autres joueurs occasionnels dans divers orchestres des années d'entre-deux-guerres incluent Coleman Hawkins, Adrian Rollini, ou Billy Fowler. Si son utilisation dans l'orchestre se résumait essentiellement à tenir le rôle de basse, les musiciens de free jazz en firent une utilisation plus soliste, on peut en particulier citer Jan Garbarek lors de ses débuts, Roscoe Mitchell, Vinny Golia, Peter Brötzmann ou Anthony Braxton. Plus récemment, il est également pratiqué avec bonheur par James Carter, Frédéric Couderc et Yochk'o Seffer.

Dans la musique classique, un de ses premiers promoteurs fut l'allemand Gustav Bumcke (de), qui dès les années 1920 le jouait au sein de l'ensemble de saxophones berlinois qu'il avait formé avec ses élèves.

Il a également suscité un répertoire solo dans la musique contemporaine, et des compositeurs tels que Bernard Cavana, Gérard Grisey, Klas Torstensson (en) ou Horacio Vaggione lui ont consacré des pièces mettant en valeur ses possibilités sonores particulières et rares sur le plan de la richesse harmonique. Parmi les instrumentistes spécialisés, il faut citer Marie-Bernadette Charrier[6] ou Andreas van Zoelen[7]. Mais il est souvent pratiqué en complément par les musiciens spécialisés dans les graves, comme le saxophone baryton.

Il existe une variante historique très rare de saxophone basse en ut connue à ce jour en 2 exemplaires (le prototype d'Adolphe Sax annoncé dans le brevet belge de 1850, un modèle de Millereau)[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « NMM 7457. Bass saxophone in B-flat by Adolphe Sax, Paris, 1877 », sur collections.nmmusd.org, National Music Museum - The University of South Dakota, (consulté le 10 février 2021).
  2. William Mc Bride, « Un des premiers Saxophones basse SELMER. Historique du début de la fabrication des saxophones chez la maison Selmer, et description d’un des premiers saxophones portant l’estampille Selmer. », Larigot, no 16,‎ , p. 14-17.
  3. (en) Stephen Howard, « Workbench review: Keilwerth SX90 bass saxophone (non production model, handbuilt by Martin Grünewald) », sur shwoodwind.co.uk, (consulté le 7 février 2021).
  4. (en) Stephen Howard, « Workbench review: Benedikt Eppelsheim bass saxophone », sur shwoodwind.co.uk, (consulté le 7 février 2021).
  5. Albert Lavignac, Encyclopédie de la musique et dictionnaire du conservatoire. Deuxième partie, Technique, esthétique, pédagogie. Orchestration, musique liturgique des différents cultes, Paris, Librairie Delagrave, , 594 p. (ISBN 9782329080215, lire en ligne), p. 2148.
  6. « Marie-Bernadette Charrier », sur selmer.fr, (consulté le 8 février 2021).
  7. (en) [vidéo] Andreas van Zoelen, Andreas van Zoelen plays the piece called 'Verrat' by Edvard Grieg sur YouTube, (consulté le ).
  8. Frédéric Couderc et Bruno Kampmann, « Les tonalités des saxophones et instruments assimilés », asax.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 9 février 2021).