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Satamon (fille d'Ahmôsis Ier)

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Satamon
Image illustrative de l’article Satamon (fille d'Ahmôsis Ier)
Satamon (la plus à gauche) sur une stèle de Karnak conservée au Musée égyptien du Caire (CG 34029).
Nom en hiéroglyphe
N12 F31
S29
M17Y5
N35
X1
G38
Transcription Jˁḥ-ms-Sȝ.t-Jmn
Période Nouvel Empire
Dynastie XVIIIe dynastie
Fonction principale Épouse du dieu
Famille
Grand-père paternel Seqenenrê Tâa
Grand-mère paternelle Iâhhotep Ire
Grand-père maternel Seqenenrê Tâa (si Ahmès-Néfertary)
Kamosé (si Ahmès-Satkamosé)
Grand-mère maternelle Iâhhotep Ire (si Ahmès-Néfertary)
Iâhhotep II ? (si Ahmès-Satkamosé)
Père Ahmôsis Ier
Mère Ahmès-Néfertary ?
Ahmès-Satkamosé ?
Fratrie Amenhotep Ier
Ahmosé-Ânkh
Râmosé
Siamon
Ahmès-Mérytamon
Moutnofret Ire (?)
Sépulture
Nom TT320
Type Tombe-cache DB320
Emplacement Deir el-Bahari

Ahmès-Satamon ou Satamon est une princesse de la XVIIIe dynastie de l'Égypte antique.

Étymologie

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Le nom de la princesse signifie « Enfant de la Lune, Fille d'Amon ».

Attestations

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La princesse est attestée par plusieurs documents :

  • une stèle en calcaire peut-être d'origine thébaine (elle est en effet dédiée à Amon) et conservée au Musée August-Kestner à Hanovre (inv. 1935.200.209)[1] ; elle porte les titres de « fille du roi, épouse du dieu, Satamon, vivante »[2] ; cependant, l'authenticité de cette stèle fait l'objet de débats car, si le document respecte toutes les conventions de l'époque, elle ne commémore rien, elle est sans objet[3],
  • une stèle découverte à Karnak et conservée au Musée égyptien du Caire (CG 34029) ; l'« épouse du dieu » Satamon est associée à Amenhotep Ier, l'« épouse du dieu » Ahmès-Néfertary et le prince décédé Ahmosé-Sipair[4],
  • une statue la représentant trouvée avec un colosse d'Amenhotep Ier devant le VIIIe pylône du temple d'Amon-Rê à Karnak ; elle est qualifiée sur le côté gauche de « fille du roi, sœur du roi, dame des Deux Terres, épouse du dieu Ahmès-Satamon (en cartouche), justifiée » et sur le côté droit d'« épouse du dieu, Satamon (en cartouche), aimée d'Amon maître des Deux Terres, douée de vie »[5],[Note 1] ; la statue est aujourd'hui conservée à Karnak pour la partie inférieure et au British Museum pour la partie supérieure[6],
  • une statue de la déesse Mout assise découverte dans le temple de Mout à Karnak ; la déesse tient sur ses genoux le roi Amenhotep Ier ; deux personnages féminins sont représentés sur les côtés du siège ; sur le côté droit se trouve la reine Ahmès-Néfertary qualifiée d'« épouse du dieu et de grande épouse royale » tandis que sur le côté gauche se trouve la princesse Satamon accompagnée de la mention « fille du roi, sœur du roi, épouse du dieu Satamon » avec son nom écrit dans un cartouche[7],[8],
  • une momie et le cercueil associé découverts dans la cache TT320 et conservés au Musée égyptien du Caire (respectivement CG 61060 et CG 61009) ; l'inscription en hiératique « la fille royale Satamon » est inscrit à la fois sur le cercueil et sur la poitrine de la momie[4],
  • une plaquette de faïence du surveillant du domaine de Satamon, le nom de la princesse est écrit sans cartouche[4],
  • un fragment de coupe découvert de Deir el-Bahari et conservé à Munich (ÄS 2930) ; elle porte le titre d'« épouse du dieu »[4],
  • cinq scarabées[7].

La princesse est également représentée parmi les « Seigneurs de l'Occident » dans les tombes ramessides TT2 et TT359[9],[10] ainsi que sur le cercueil de Boutehamon découvert à Deir el-Médineh et conservé au Musée égyptologique de Turin (inv. 2236)[4].

Satamon est la fille du pharaon Ahmôsis Ier ; elle est en général considéré comme la fille de la reine Ahmès-Néfertary[11],[12], mais Ahmès-Satkamosé a également été proposée par Thierry Stasser dans sa reconstitution de la famille royale d'Ahmôsis Ier[13]. En tant que fille d'Ahmôsis Ier, Satamon est donc la sœur du roi d'Amenhotep Ier, comme l'attestent ses titres « fille du roi » et « sœur du roi ». L'autre titre attesté, « épouse du dieu », est une charge sacerdotale liée au culte d'Amon à Thèbes qu'elle reçoit semble-t-il jeune, tandis qu'Ahmès-Néfertary, la première détentrice de cette charge, la conserve en parallèle[14].

Sa momie a été découverte sur le site de Deir el-Bahari (TT320) et est aujourd'hui conservée au Musée égyptien du Caire (CG 61060). Sur la poitrine se trouvait l'inscription en hiératique « la fille royale Satamon ». En réalité, la momie est constituée d'un paquet de palmes de dattier surmonté d'un crâne, le tout mesurant environ 1,20 mètre de longueur[15],[16]. Cependant, une étude des quelques ossements a permis d'estimer la taille de la princesse à 1,608 mètre à partir de la taille du fémur droit et un âge de décès « moyen »[17], Michel Gitton donant quant à lui une fourchette de 30 à 40 ans[14].

Notes et références

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  1. Les deux noms inscrits sur la statue ont été enlevés, probablement à l'époque amarnienne dans le cadre de la lutte contre le dieu Amon par Akhenaton. Sur le côté gauche, il ne reste que la mention Ahmès-... et le signe du roseau introduisant le nom d'Amon ; sur le côté droit, il reste que le même signe en tête du cartouche, ainsi que les pattes du signe du canard. En conséquence, l'attribution de cette statue a fait l'objet de débat : si le nom du côté droit a souvent été attribué à la princesse Satamon, le nom du côté gauche a également été attribué à Ahmès-Mérytamon (Gitton 1984, p. 51). Cependant, comme le souligne Thierry Stasser, il serait étonnant d'avoir les noms de deux princesses distinctes sur une telle statue et il est certain selon lui qu'elle se rapporte uniquement à (Ahmès)-Satamon (Stasser 2002, p. 19).

Références

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  1. Vandersleyen 1977, p. 223.
  2. Vandersleyen 1977, p. 225.
  3. Barbotin 2008, p. 94 et 252, note 227.
  4. 1 2 3 4 5 Vandersleyen 1977, p. 232.
  5. Stasser 2002, p. 19.
  6. (en) « Partie supérieure de la statue de Satamon au British Museum (EA 93) » (consulté le )
  7. 1 2 Gitton 1984, p. 57.
  8. (en) « Statue de l'enceinte de Mout » (consulté le )
  9. Vandersleyen 1977, p. 231.
  10. (en) « Listes royales mineures » (consulté le )
  11. Dodson et Hilton 2004, p. 128-129.
  12. Barbotin 2008, p. 93-94.
  13. Stasser 2002, p. 22.
  14. 1 2 Gitton 1984, p. 58.
  15. Maspero 1889, p. 538.
  16. Smith 1912, p. 19.
  17. Derry 1939, p. 412.