Séisme du 23 janvier 1556 au Shaanxi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Séisme de 1556 au Shaanxi
Image illustrative de l’article Séisme du 23 janvier 1556 au Shaanxi
Épicentre et provinces touché par le séisme (carte politique actuelle).

Date
Magnitude 8
Épicentre 34° 30′ nord, 109° 18′ est
Régions affectées Dynastie Ming
Victimes 830 000
Géolocalisation sur la carte : Chine
(Voir situation sur carte : Chine)
Séisme de 1556 au Shaanxi

Le séisme de 1556 au Shaanxi a eu lieu dans la matinée du dans la province du même nom et est le séisme le plus meurtrier de l'histoire de l'humanité jamais recensé pour avoir causé la mort de 830 000 personnes[1].

Ce séisme est également connu sous le nom du Grand tremblement de terre de Jiajing (chinois : 嘉靖大地震 ; pinyin : jiā jìng dà dì zhèn), du fait qu'il s'est produit sous le règne de l'empereur Jiajing de la dynastie Ming.

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est dans la vallée de la rivière Wei, près des villes de Huaxian, Weinan et Huayin, que se trouve l'épicentre. À Huaxian, tous les bâtiments et maisons sont détruits, tuant plus de la moitié de la population de la ville, soit plusieurs dizaines de milliers de personnes. La situation est similaire dans les deux autres villes. Dans certaines zones, 60 % de la population a péri. À certains endroits, des crevasses de plus de vingt mètres se sont ouvertes dans le sol. Des éboulements ont également fait des victimes, causant la destruction et la mort dans un rayon de 500 km autour de l'épicentre[2].

Plus précisément, une zone de 840 km de large couvrant les dix provinces les plus peuplées de l'époque fut touchée. Le séisme a eu lieu sur le plateau Huangtu, une zone de sédiments de lœss, très fertile, mais géologiquement très instable et très sensible à l'érosion et aux glissements de terrain. Le type de maison traditionnelle, le yaodong, est un logement troglodyte creusé à flanc de colline ou dans le sol. Ces maisons furent anéanties, ensevelissant leurs occupants. Les survivants durent faire face à des incendies causés pas les braseros, lampes et réchauds. À la suite du séisme, toute forme d'autorité ayant disparu, se sont ajoutées les victimes de pillage et du banditisme. Des décennies ont été nécessaires pour que la région se remette du désastre[3].

Le séisme est rapporté dans les annales chinoises : « L'érudit Qin Keda, qui a survécu au tremblement de terre, en a rapporté quelques détails et en a tiré comme conclusion que les gens n'auraient pas dû sortir immédiatement, qu'il valait mieux se tapir au niveau du sol et attendre : car même si le nid s'effondre, quelques œufs peuvent être conservés intacts[4] ». Cela semble indiquer que de nombreuses personnes ont trouvé la mort en fuyant alors que d'autres ont survécu en restant chez elles.

La secousse a réduit la taille de la petite pagode de l'oie sauvage de 45 à 43,4 mètres.

Puissance[modifier | modifier le code]

Les évaluations modernes donnent à ce tremblement de terre une magnitude approximative de 8 sur l'échelle de Richter (ou XI sur l'échelle de Mercalli) [5]. C'est le tremblement de terre le plus meurtrier de l'histoire de l'humanité, et l'une des plus grandes catastrophes naturelles à ce jour.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Alexander E. Gates et David Ritchie, Encyclopedia Of Earthquakes and Volcanoes, New York, Facts On File, Inc., , 3e éd. (ISBN 978-0-8160-6302-4, LCCN 2005046619), « Appendix D - The Deadliest Earthquakes », p. 317
  2. (en) « January 23, 1556 - Deadliest earthquake in history rocks China », sur History.com (consulté le 10 septembre 2008)
  3. Eric Chaline, Les pires désastres de l'Histoire et la réalité qu'ils cachent, Terres éditions, , 256 p. (ISBN 9782355301773), p. 58-61.
  4. (en) « Earthquake Records by Qin Keda », Computer Network Information Center of Chinese Academy of Sciences (consulté le 10 septembre 2008)
  5. (en) International Association of Engineering Geology International Congress, Proceedings of the 5th International Congress of the International Association of Engineering Geology, Taylor & Francis, , 2831 p. (ISBN 978-90-6191-663-5, lire en ligne), p. 2095