Roricius d’Uzès

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Roricius, Ruricius ou Rorice, est le troisième évêque d’Uzès, de 533 à 538.

Famille[modifier | modifier le code]

Selon les Acta Firmini, rédigée au XIIe siècle, Firmin (ca. 480 † 553), âgé de douze ans et fils de Tonantius Ferreolus et d'Industria, se serait réfugié auprès du patrice et évêque Ruricius, âgé de 80 ans. Ce dernier, en interrogeant Firmin et en lui demandant le nom de ses parents, se rendit compte que le jeune garçon est de son sang et lui réserve le meilleur accueil. Sur la base de ce témoignage tardif, il a été conjecturé qu'il s'agissait de Ruricius d'Uzès, Firmin lui ayant succédé dans cette ville, et que Ruricius d'Uzès était frère de Tonantius Ferreolus sénateur à Narbonne (ca. 450 † après 518), puisque de même sang[1]. Mais Christian Settipani constate que ce récit n'est chronologiquement pas possible (Saint Firmin a douze ans vers 492, tandis que Ruricius n'est évêque d'Uzès qu'à partir de 533), que l'auteur des Acta Firmini a voulu maladroitement concilier ses informations avec la Commemoratio genealogiae domni Karoli gloriossimi imperatoris. Il remarque que le récit a plus de cohérence en remplaçant Ruricius d'Uzès par son homonyme Ruricius, évêque de Limoges de 484 à 507. Par élimination des quartiers connus ou conjecturés de Saint Firmin, Il émet l'hypothèse qu'une sœur de Ruricius de Limoges soit la mère d'Industria, elle-même mère de Saint-Firmin[2]. Quant à Ruricius d'Uzès, deux faits rendent probables sa parenté avec Ruricius de Limoges :

  • leur homonymie,
  • le fait que Firmin, petit neveu de Ruricius de Limoges, succède à Ruricius d'Uzès.

Chronologie[modifier le code]

533.   Prise d'Uzès par Thibert Ier. — Roricius contribue à faire passer l'Uzège sous la domination des Francs. — L'évêché d'Uzès passe sous la métropole de Bourges.
538.   Mort de Roricius.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ce terme signifie de la même famille et possède un sens plus restrictif en s'appliquant à la famille agnatique.
  2. Settipani 2014, p. 235-239.

Notes et références[modifier le code]

Voir aussi[modifier le code]

Articles connexes[modifier le code]

Bibliographie[modifier le code]

  • Guillaume Catel, Mémoires sur l'histoire du Languedoc, Toulouse, .
  • Louis de la Roque, Armorial de la noblesse du Languedoc, Paris, (lire en ligne).
  • Eugène Germer-Durand, Le Prieuré et le Pont Saint-Nicolas de Campagnac, Nîmes, (lire en ligne).
  • Joseph-Hyacinthe Albanès et chanoine Ulysse Chevalier, Gallia christiana novissima : Histoire des archevêchés, évêques et abbayes de France d'après les documents authentiques recueillis dans les registres du Vatican et les archives locales, Arles, (lire en ligne).
  • Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, vol. X, Paris, Librairie Renouard, (lire en ligne), p. 140, note no 1, principalement d'après Gallia christiana, t. VI, p. 643 ainsi que Le bulletin du Comité historique des monuments écrits de l'histoire de France, Histoire, sciences, lettres, t. III, p. 247, Paris 1852.
  • A. Debat, « Trois frères évêques en Rouergue, Pierre d'Aigrefeuille, évêque de Vabres (1347-1349), Raymond d'Aigrefeuille, évêque de Rodez (1349-1361), Faydit d'Aigrefeuille, évêque de Rodez (1361-1371) », La Revue du Rouergue, vol. 19,‎ , p. 375-424 (lire en ligne)
  • Georges Charvet, La première maison d'Uzès, étude historique et généalogique de la première maison d'Uzès suivi du catalogue analytique des évêques d'Uzès, Nîmes, Lacour-Ollé, éditeur, 2002 (réimpression).
  • Christian Settipani, Les Ancêtres de Charlemagne : 2° édition, revue et corrigée, Oxford, P & G, Prosopographia et Genealogica, coll. « Occasional Publications / 16 », (1re éd. 1989), 347 p. (ISBN 978-1-900934-15-2)