Robert de Sourdeval

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Robert de Sourdeval (Lat. : Robertus de Surdavalle, Robertus de Surdovalle ; Ang. : Robert of Sourdeval ; Ita. : Roberto di Sordavalle), dit aussi Robert de Sourval, est un aventurier normand de la seconde moitié du XIe siècle qui s'illustra notamment en Sicile contre les Musulmans, aux côtés de Roger de Hauteville, ainsi que lors de la Première Croisade, aux côtés du Prince Bohémond.

Biographie[modifier | modifier le code]

Robert de Sourdeval est un seigneur originaire de l'ouest du duché de Normandie, de Sourdeval[1], petite cité de la région d'Avranches.

Inscrit sur la liste des Compagnons de Guillaume le Conquérant, il prend peut-être part en 1066 à la bataille de Hastings, où les forces du duc de Normandie Guillaume le Bâtard (surnommé plus tard, « le Conquérant »), vainquent les forces du roi anglo-saxon Harold Godwinson.

On le retrouve plus tard inscrit dans le Domesday Book comme détenteur de 55 manoirs dans le YorkshireRobert de Mortain, frère de Guillaume le Conquérant, lui avait octroyé des terres.[réf. nécessaire]

Comme nombre de ses compatriotes normands, il s'exile dans le sud de l'Italie à une date inconnue où on le retrouve comme étant l'un des principaux lieutenants de Roger de Hauteville, 1er comte normand de Sicile, dans sa conquête de l'île sur les Arabes du sultan Tamim ben al-Muizz. En effet, lorsque Roger doit quitter la Sicile pour se rendre sur le continent règler quelques affaires, Robert de Sordavalle assiste avec un certain Élie Cartomi[2] (un sarrasin converti[1]), Jourdain de Hauteville, fils aîné (bâtard) de Roger dans les opérations militaires. C'est ainsi qu'en l'an 1081, en l'absence de Roger, il s'empare de la cité de Catane, aux côtés d'Élie et de Jourdain. Avant la prise de la cité sur l'émir Benavert, une furieuse bataille s'engage dans les environs où les 160 chevaliers normands[1] (aidés probablement par un contingent de fantassins calabrais[3]) conduits par Jourdain, Robert et Élie, réussissent, après un violent et difficile combat (Élie Cartomi meurt au combat), à vaincre plusieurs milliers de fantassins et cavaliers musulmans (chiffre peut-être exagéré)[4]. Suivra un grand massacre tandis que l'émir Benavert parviendra à sauver sa tête et à fuir avec très peu d'hommes.

Robert de Sourdeval participera plus tard à la Croisade[5], s'embarquant en 1097 pour la Terre sainte parmi les troupes italo-normandes dirigées par Bohémond de Tarente, fils de Robert Guiscard et neveu du comte Roger de Sicile. Il participe probablement à la prise d'Antioche par les forces de Bohémond (2 juin 1098), où il souscrit le 14 juillet de la même année, le diplôme par lequel Bohémond accordait aux marchands génois un marché avec l'église St-Jean et 30 habitations[1].

Il meurt à une date inconnue.

La famille Sourdeval fit souche autant en Angleterre qu'en Italie méridionale et en Orient[réf. nécessaire]. Dans le premier tiers du XIIe siècle, un parent de Robert (peut-être son fils ?), Samson de Surdavalle, est cité comme témoin des conventions passées en janvier 1128 entre le duc normand Roger II d'Apulie (le futur roi Roger II de Sicile) et le comte Raimond-Bérenger III de Barcelone[1]. À la même époque, dans la principauté d'Antioche (d'origine normande), on trouve un certain Gauthier de Sourdeval (mort après le 10 mai 1154), Connétable d'Antioche (Gualterius de Surdavalle constabularius)[6].

Dans le duché de Normandie, on trouve dans la seconde moitié du XIIe siècle un certain Rualon de Sourdeval, cité comme témoin dans une charte de Richard, évêque d'Avranches, signée entre 1171 et 1182[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]