Rhexistasie

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La théorie de la bio-rhexistasie est due à Henri Erhart, spécialiste des sols (1898-1982). Elle cherche à mettre en évidence les liens entre l'évolution des sols sur les continents et la formation des sédiments en milieu lacustre ou marin. En période de biostasie, les sols sont couverts de végétation. Ils s'appauvrissent lentement par la dissolution chimique de leurs constituants ou la soustraction spécifique de leurs particules fines. En conséquence, des boues calcaires ou des argiles arrivent dans les eaux profondes. En période de rhexistasie au contraire la couverture végétale disparait par incendie, changement climatique, bouleversement tectonique. Les sols sont alors érodés jusqu'à leur base si bien que la sédimentation devient grossière. Elle est faite alors des éléments constituant le corps du sol (sables, limons) ou même appartenant à la roche mère (cailloux). Les idées d'Erhart ont été validées par de nombreuses observations. Voir géomorphologie.

Par exemple, une carrière de Diou, dans les sables et argiles du Bourbonnais, présente de la base au sommet : des argiles blanches et pures (kaolinites), puis un amas de troncs d'arbres noirs plus ou moins fossilisés représentant une phase de bouleversement, enfin des dépôts rougeâtres sablo-argileux associés localement à des passées sableuses [Favrot et al, 1973].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • ERHART, Henry 1951. La genèse des sols en tant que phénomène géologique. Esquisse d’une théorie géologique et géochimique. Biostasie et rhéxistasie. Masson, Paris 90 p, autres éditions en 1956, 1967 (177 p.)
  • FAVROT JC., LEGROS JP., PLANCHAIS N., 1973. Sur la présence du bois et pollens fossiles dans les sables et argiles du Bourbonnais. C.R. du 98ème Congrès National des Sociétés Savantes, St Etienne, Section des Sciences, t. 1, pp. 193-200.