Régiment de Dromadaires

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Régiment de Dromadaires
Image illustrative de l'article Régiment de Dromadaires
Un soldat du régiment de Dromadaires, par Wojciech Kossak, 1912.

Création 1799
Dissolution 1801
Pays Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau de la France République française
Type Régiment
Rôle Cavalerie, Infanterie montée
Fait partie de Armée d'Orient
Guerres Campagne d'Égypte
Commandant Jacques Cavalier

Le Régiment de Dromadaires est un régiment de cavalerie français, créée par le général en chef Bonaparte le 20 nivôse an VII (9 janvier 1799) pendant la Campagne d'Égypte[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Selle de chameau pour le régiment de dromadaires de Napoléon, campagne égyptienne

Le , l’armée d'Orient commandée par Napoléon Bonaparte débarque à Alexandrie avec 30 000 soldats. La cavalerie est démontée, seuls les officiers ont pu embarquer leurs montures. On avait assuré au général en chef que la remonte serait facile. Or, les mamelouks ont fui, emportant tous les chevaux. Les quelques bêtes que l’on trouve sont mal en point, trop fines pour le harnachement réglementaire et surtout, hors de prix.

Bonaparte, en collaboration avec Desaix, crée le régiment de Dromadaires sur le principe des dragons, à savoir de l’infanterie montée.
Par le décret du 20 nivôse an VII (9 janvier 1799), il organise une unité à deux escadrons sous le commandement de Jacques Cavalier. L’armement théorique consiste, outre le sabre et les pistolets, en un fusil à baïonnette et/ou une lance. Cette dernière sera vite abandonnée. L’avantage du dromadaire est qu’il peut parcourir 60 km par jour sans fourrage ni eau. En dehors de ce nouveau régiment, une grande partie de l’armée utilisera les dromadaires comme montures ou bêtes de bât… Le chirurgien Larrey les convertira ainsi en ambulances.

Le général Kléber, successeur de Bonaparte, prendra grand soin de cette troupe, lui ajoutant un troisième escadron et la ré-équipant à neuf. En 1801, l’armée est rapatriée en France. Par arrêté des Consuls, le régiment est dissous le 18 fructidor an IX (5 septembre 1801) et les effectifs sont versés dans la gendarmerie[1] et la Garde consulaire [2].

Héritage[modifier | modifier le code]

Les armées européennes coloniales recréeront des unités méharistes aux XIXe et XXe siècles, notamment en Afrique et en Orient — l'armée française comptera ainsi dans ses rangs des Compagnies méharistes sahariennes.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Laissus, L’Égypte, une aventure savante 1798-1801, Fayard, .
  • Paul Willing (ill. Charles Vernier), Les uniformes de l’armée française de 1660 à 1845, Charles Hérissey, .
  • Dimitri Casali, Napoléon Bonaparte, Larousse, 2004-2008.
  • Dimitri Casali, Napoléon, le grand album de notre enfance, Gründ, .

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b le régiment de Dromadaires
  2. "Les uniformes de l'Armée Française de 1660 à 1845"