Pro Peyresq

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

L’association Pro Peyresq est une association belge liée au petit village français de Peyresq sur la commune de Thorame-Haute dans les Alpes-de-Haute-Provence. Elle a participé à la reconstruction du village après l'arrivée de personnalités belges dans la seconde moitié du XXe siècle. Depuis la fin des reconstructions, l'association continue d'organiser les séjours des étudiants, anciens étudiants et autres vacanciers, principalement belges.

Article détaillé : Peyresq.

Objectifs et historique[modifier | modifier le code]

Elle a été créée par Toine Smets et son épouse Mady Smets-Hennekinne, Georges Lambeau, Lucien et Jane Jacquet en 1954 avec la participation de Jacques et Jacqueline Waefelaer, afin de restaurer le village de Peyresq dans le département des Alpes-de-Haute-Provence.Le projet fut soutenu à l'origine par les Jeunesses Libérales de Belgique dont Jacques Waefelaer était le président national. Parmi les premiers propriétaires on dénombrait des membres du bureau national de jeunesses libérales.

Le but de l'association, ainsi que l'écrivait Toine Smets[1], est "d'apprendre à des jeunes intellectuels la valeur, les satisfactions et les fatigues du travail manuel : les attacher à une tâche qui peut leur inspirer de l'enthousiasme, qui requiert du dévouement et de la solidarité et les engage à s'imposer une discipline. Puis, leur procurer en même temps l'occasion d'une cure stimulante dans un climat très sain, tant physiquement que moralement, et dans une atmosphère joyeuse ; leur donner l'occasion de s'essayer aux techniques des métiers d'art : poterie, céramique, ferronnerie, filage, tissage, peinture, décoration, travail du bois, de la pierre... (Enfin), redonner vie à des activités locales pittoresques. En réunissant dans un site rude et grandiose étudiants universitaires et étudiants des Beaux-Arts, de disciplines diverses, unis par l'effort dans un but commun, "Pro Peyresq" crée des conditions extrêmement favorables à des échanges, et apporte un correctif au compartimentage créé par les études spécialisées".

D'autres universités rachètent des maisons : l'Université libre de Bruxelles, mais aussi celles de Liège, Mons et Gembloux. Pro Peyresq devient une fédération de groupes propriétaires de leur maison à restaurer ou de leur ruine à rebâtir, le rythme s'adaptant aux possibilités de chacun, suivant les plans de l'architecte Pierre Lamby. Entre 1953 et 1956, on dota les maisons d’eau courante, d'électricité et la route d'accès au village fut goudronnée. Pro Peyresq aida financièrement la municipalité endettée.

Peyresq devient peu à peu un village de vacances où se mêlent Français issus des familles d'origine, estivants venus de la côte et surtout des Belges, étudiants et responsables de Pro Peyresq. Quelques tensions naquirent entre les deux nationalités car le maire avait bloqué les ventes à des familles françaises au profit de Pro Peyresq. Mais au cours des années les problèmes se sont peu à peu résolus[2].

Le travail de reconstruction ayant été terminé, Pro Peyresq se consacre exclusivement à sa fonction de centre de vacances pour étudiants, anciens étudiants ou tout simplement des personnes venues là par le bouche à oreilles. En 1972, Mady Smets remplace son mari à la tête de Pro Peyresq et développe également le côté humaniste de Peyresq en en faisant un lieu de rencontres entre Hautes Écoles et l'organisation de colloques. Elle crée pour cela l’ASBL Nicolas Claude Fabri de Peyresq en 1978.

En 1980, Mady Smets et Jane Jacquet, respectivement présidente et secrétaire générale de Pro Peyresq, reçoivent le second prix de Chefs-d'œuvre en péril pour le village de Peyresq des mains du président Valéry Giscard d'Estaing ainsi que le prix "Europa Nostra" des mains de Lord Duncan Sandys.

Au début des années 1990, une divergence de points de vue ayant lieu concernant le but devant être poursuivi par Pro Peyresq, Mady Smets quitte la présidence pour créer une nouvelle association, Peyresq Foyer d'Humanisme qui, liée à l'ASBL Nicolas Claude Fabri de Peiresc, se consacre aux colloques et rencontres universitaires, tandis que Jane Jacquet et Jacqueline Waefelaer continuent Pro Peyresq.

Fin 2004, Pro Peyresq célèbre ses 50 ans à l'hôtel de ville de Bruxelles. Les responsables de diverses Universités ainsi que des représentants des diverses générations présentes à Peyresq ont parlé de leurs liens avec le village, tandis qu'Éric Waefelaer, à l'époque président de Pro Peyresq, a retracé l'existence de Pro Peyresq et a rendu hommage aux deux piliers survivants, Mady Smets et Jacqueline Waefelaer, ainsi qu'à Pierre Lamby.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louise Navello-Sgaravizzi "Peyresq, l'extraordinaire destin d'un village des Alpes Provençales", p.209
  2. Louise Navello-Sgaravizzi "Peyresq, l'extraordinaire destin d'un village des Alpes Provençales", p.215


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • De Schrijver, Sophie (1998). Peyresq ou la reconstruction d'un village des Alpes de Haute Provence. Mémoire de Licence, Institut "Victor Horta", Bruxelles.
  • Goujon-Borrély, P. & Imbert, L. (1994). Un village de Haute-Provence. Peyresq. À la Recherche des Temps Perdus. Éditions de Haute-Provence, Mallemoisson.
  • Louise Navello-Sgaravizzi (1992). Peyresq. L'extraordinaire destin d'un village des Alpes Provençales. Ciais, Nice.
  • Smets, M., Lassine, G., Waefelaer, J. et Lamby, P. (1982). Peyresq. Village universitaire international. Pro-Peyresq, Bruxelles.