Paul Contant

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Paul Contant est un apothicaire, botaniste et poète français, né en 1562 et décédé en 1629. Il possédait un cabinet de curiosités.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de l'apothicaire Jacques Contant, il a passé la plus grande partie de sa vie à Poitiers ; sa pharmacie était installée à l'angle des rues Saint-Paul et de la Juiverie[1]. Il épouse en premières noces Marie Pelletier et en secondes noces Marie Gallet ; une de ses filles, Marie, épouse un docteur en médecine, Jean de Raffou[2]. Dans son jardin privé, il cultivait des plantes pour les utiliser entre autres choses pour les médicaments qu'il vendait dans sa pharmacie.

Il a célébré son jardin dans plusieurs poèmes qu'il publie en 1609 et en 1628[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

En 1609, Contant publie à Poitiers chez Antoine Mesnier : Le Jardin, et Cabinet poétique[4]. Dans ce poème, l'auteur évoque de nombreuses plantes et chante leurs avantages. Il évoque en outre les animaux qu'il collectionne dans son cabinet de curiosités, et qui sont représentés en gravure sur bois. Le livre est dédié à Sully.

En 1628, dans Les Œuvres, Contant publie le poème Le Second Eden dans lequel il s'agit du paradis terrestre refait. Une fois de plus, la poésie encyclopédique des plantes sert à montrer les beautés de la nature. Comme le montre déjà le titre du poème, il s'agit de créer un nouveau paradis terrestre après la chute d'Adam et Eve du jardin d'Eden. Adam et Eve veulent se racheter du péché originel en cultivant des plantes dans un jardin. Tel est aussi le but du poète, car Contant se voit comme descendant direct d'Adam. Le poète veut donc obtenir le salut en cultivant et en chantant les plantes.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ganim, Russel, « The Great Chain of Being: Life and Literature in Paul Contant’s Le Jardin, et Cabinet Poétique », Cahiers du dix-septième: An Interdisciplinary Journal, XV, 2, 2014, p. 63–81.
  • Myriam Marrache-Gouraud, « Le „magazin“ du monde en Poitou : cabinets et curieux aux XVIe et XVIIe siècles », Curiosité et cabinets de curiosités, Pierre Martin et Dominique Moncond’huy (éds.), Atlande, Neuilly, 2004, p. 93-108.
  • Pierre Martin, « Les tatous de l'apothicaire Paul Contant », La Revue de la Saintonge et de l'Aunis, vol. 31,‎ , p. 63-76.
  • Dominique Moncond’huy, « La nature et son évocation poétique dans Le Jardin et Cabinet poétique de Paul Contant », Littératures classiques, 17, 1992, p. 255–262.
  • Pierre Martin, « Le jardin de Paul Contant : un cabinet en germe », dans L’Europe des merveilles au temps de la curiosité : catalogue d'exposition, Musée départemental de Saint-Antoine l'Abbaye, (ISBN 978-2-35567-077-0).
  • Casanova, Mauro, La représentation du paradis dans l'œuvre poétique de Paul Contant : théologie, botanique et poésie au début du XVIIième siècle, Bâle : Université de Bâle, Séminaire d'Études françaises, 18 août 2016.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Martin 2005 ; aujourd'hui rues Arsène-Orillard et rue de la Cathédrale
  2. Pierre Rambaud, La pharmacie en Poitou jusqu'à l'an XI, Poitiers, Blay et Roy, 1907, p. 602.
  3. Marrache-Gouraud, Myriam et Martin, Pierre, « Introduction », Paul Contant : Le Jardin, et Cabinet poétique, Marrache-Gouraud, Myriam et Martin, Pierre (éds.), Rennes, Presses Universitaires de Rennes,
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