Nombre achromatique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant les mathématiques
Cet article est une ébauche concernant les mathématiques.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

En théorie des graphes, une coloration complète est l'opposé d'une coloration harmonieuse en ce sens que c'est une coloration des sommets dans laquelle toute paire de couleurs apparait au moins sur une paire de sommets adjacents. Le nombre achromatique ψ(G) d'un graphe G est le nombre maximum de couleurs possibles dans une coloration complète de G.

Coloration complète du graphe de Clebsch avec 8 couleurs.

Exemple[modifier | modifier le code]

Dans la figure ci-contre, on a réussi à colorier le graphe de Clebsch avec huit couleurs, de manière que chaque paire de couleurs apparaisse sur au moins une arête. On ne peut pas avoir de coloration complète avec plus de couleurs : dans toute coloration à neuf couleurs, une des couleurs n'apparaîtrait que sur un des sommets, et il n'y aurait donc pas assez d'arêtes incidentes pour avoir toutes les paires de couleurs contenant cette couleur. Le nombre achromatique de ce graphe est donc 8.

Calcul du nombre achromatique[modifier | modifier le code]

Définition du problème algorithmique[modifier | modifier le code]

Trouver ψ(G) est un problème d'optimisation. Le problème de décision pour le problème de coloration complète peut être exprimé ainsi :

INSTANCE : un graphe et un entier positif
QUESTION : existe-t-il une partition de en au plus ensembles disjoints deux à deux, telle que chaque soit un ensemble indépendant pour et telle que pour chaque paire d'ensembles distincts ne soit pas un ensemble indépendant.

NP-complétude[modifier | modifier le code]

Déterminer le nombre achromatique est NP-difficile ; déterminer s'il est inférieur à un nombre donné est NP-complet, comme l'ont montré Yannakakis et Gavril en 1978 par une transformation depuis le problème minimum maximal matching. Le problème reste NP-complet même si on le restreint aux graphes qui sont le complément d'un graphe biparti (c’est-à-dire d'un graphe qui n'a pas d'ensemble indépendant de plus de deux sommets).

Approximation[modifier | modifier le code]

Le problème d'optimisation est approximable en

Références[modifier | modifier le code]

  • Michael R. Garey et David S. Johnson, Computers and Intractability: A Guide to the Theory of NP-Completeness, W.H. Freeman, 1979. ISBN 0-7167-1045-5 A1.1: GT2, pg.190.

Liens externes[modifier | modifier le code]