Niveaux logiques

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Le modèle des Niveaux logiques est formalisé par le consultant et chercheur américain Robert Dilts[1] et que la Programmation Neuro-Linguistique a inclus à sa pratique.

Ce modèle découle du concept de niveaux logiques issus des travaux de Gregory Bateson sur les niveaux d'apprentissage[2],[3].

Article principal : Programmation Neuro-Linguistique.

Six niveaux logiques[modifier | modifier le code]

Le modèle de Robert Dilts comporte six niveaux[4], qui sont tous formalisables au moyen de questions :

Spirituel
« Qui d'autre ? » C'est le niveau d'appartenance et qui répond à la question : « À quel monde je me sens appartenir ? »
Identité
« Qui ? » C'est le niveau qui identifie une métaphore illustrant l'identité et la mission du sujet
Croyances
« Pourquoi ? » C'est le niveau des croyances et des valeurs, sur soi, sur les autres ou sur la vie.
Capacités
« Comment ? » C'est le niveau des compétences et de l'organisation.
Comportement
« Quoi ? » C'est le niveau des actions qui sont réalisées ou non.
Environnement
« Où et quand ? » C'est le niveau du contexte dans lequel le sujet évolue.

Utilisation et objectif[modifier | modifier le code]

Ce modèle permet de faire, dans un contexte donné, des distinctions entre des informations qui sont à des niveaux logiques différents. Cela sert à ne pas faire de confusion de niveaux logiques, par exemple de ne plus dire « Il ne fait rien donc c'est un fainéant », car ne rien faire est simplement un comportement qualifié de « fainéant » et c'est donc une identité. Celle-ci n'est pas définie par les comportements dans un contexte donné[5]. Le fait de s'interroger sur tous les niveaux développe une vue plus globale d'un problème. Lorsqu'une situation problématique est analysée, ce modèle invite à cerner le ou les niveaux où se situe le problème. Pour le résoudre, une solution au niveau supérieur est nécessaire car il y a bien une hiérarchie entre ces niveaux[6]. Par exemple, si quelqu'un n'a pas confiance en lui, en sa réussite, le problème se situe au niveau de ses croyances. Ce n'est pas en intervenant au niveau des comportements qu'il réussira (comme exiger qu'il se présente à une demande d'emploi). Ce ne serait que de l'agitation. Il peut, d'une manière plus pertinente, se recentrer sur le sens de sa réussite dans sa vie (niveau identité), comme prendre conscience du fait qu'il mérite cet emploi pour retrouver ainsi son estime de soi et se présenter dans un tel esprit à un employeur qu'il a plus de chance de se faire engager. L'intervention dans ce cas se situerait au niveau supérieur à celui du problème et non inférieur. Les niveaux logiques ont permis de classer toutes les techniques de changement en fonction du niveau auquel elles interviennent et donc de les utiliser à meilleur escient.

Techniques liées[modifier | modifier le code]

Plusieurs techniques sont liées au modèle des niveaux logiques comme : l'alignement[7] qui est destiné à mettre plus de cohérence entre les actions et l'identité, les processus de motivation pour trouver du sens aux objectifs fixés ou au contraire y mettre plus de contraintes, le moi secure, utilisé pour développer la conscience positive et stable de soi-même, le re-imprinting enfin[8], pour réparer des événements du passé.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dilts, 2008, p. 13.
  2. Gregory Bateson, 1977, p. 254.
  3. Dilts, 2008, « Une brève histoire des niveaux logiques », in « Annexe », p. 263.
  4. Dilts, 2006, p. 55.
  5. Dilts, 2008, « Une brève histoire des niveaux logiques », in « Annexe », p. 272.
  6. Dilts, 2008, « Une brève histoire des niveaux logiques », in « Annexe », p.275.
  7. Dilts, 2008, p. 255.
  8. Dilts, 1994, p. 111.

Bibliographie[modifier | modifier le code]