Nihil novi sub sole

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Nihil novi sub sole est une expression tirée de la Vulgate signifiant « rien de nouveau sous le soleil ». On trouve aussi les trois variantes Nihil sub sole novum, Nihil sub sole novi et Nihil novum sub sole. Sagesse de l’Ecclésiaste (chapitre 1, verset 9) qui affirme la vanité des choses humaines.

Elle s'inscrit dans un constat désabusé sur l'état du monde :

« Vanité des vanités, dit l’Écclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité.
Quel avantage revient-il à l’homme de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ?
Une génération s’en va, une autre vient, et la terre subsiste toujours.
Le soleil se lève, le soleil se couche ; il soupire après le lieu d’où il se lève de nouveau.
Le vent se dirige vers le midi, tourne vers le nord ; puis il tourne encore, et reprend les mêmes circuits.
Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est point remplie ; ils continuent à aller vers le lieu où ils se dirigent.
Toutes choses sont en travail au delà de ce qu’on peut dire ; l’oeil ne se rassasie pas de voir, et l’oreille ne se lasse pas d’entendre.
Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil.
S’il est une chose dont on dise : Vois ceci, c’est nouveau ! cette chose existait déjà dans les siècles qui nous ont précédés. »

Livre de l'Ecclésiate (Qohélet) Chap 1, v 2-10

Cousinages littéraires[modifier | modifier le code]

Alfred de Musset a spirituellement paraphrasé cette expression ainsi :

« La paresse nous bride et les sots vont disant
Que sous ce vieux soleil tout est fait à présent »

La Bruyère exprime aussi cette idée dans sa préface des Caractères :

« Depuis plus de sept mille ans qu'il y a des hommes,
et qui pensent,
tout a été dit et l'on vient trop tard »