Nicolas de Marle

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Nicolas de Marle est un compositeur de musique profane et sacrée actif à Noyon au milieu du XVIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il pourrait être originaire du bourg de Marle, au nord de Laon, où une famille « de Marle » est identifiée au XVe siècle. Parmi ses publications, la seule qui nous renseigne sur sa vie est la messe de 1568 : il était alors prêtre, et maître des enfants de chœur de l’illustre église de Noyon (la cathédrale). N’étant repéré nulle part ailleurs, on peut supposer qu’il a passé à Noyon le gros de sa carrière, si ce n’est la totalité. Marle est un exemple de maître « mineur », mais dont les compositions, de bonne qualité, ont réussi à alimenter des presses parisiennes.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Musique sacrée[modifier | modifier le code]

Page de titre de la messe Je suis desheritée de Nicolas de Marle (Paris, Le Roy & Ballard, 1558).
  • Missa ad imitationem moduli, Je suis desheritee, auctore Nicolao de Marle : cum quatuor vocibus nunc primum in lucem edita. – Paris : Adrian Le Roy et Robert Ballard, 1557. In-folio, 8 f., mus. RISM M 708, Lesure 1955 n° 28.
Elle est écrite sur la chanson Je suis deshéritée de Pierre Cadéac, très connue à l’époque.
  • Missa ad imitationem moduli Panis quem ego dabo, auctore Nicolao de Marle : cum quatuor vocibus, nunc primum in lucem aedita. – Paris : Adrian Le Roy & Robert Ballard, 1558. In-folio, 8 f., mus. RISM M 709, Lesure 1955 n° 45. Il existe des exemplaires datés 1559 (RISM M 710, Lesure 1955 n° 52).
Elle est écrite sur un motet Panis quem ego dabo non identifié.
  • Missa cum quatuor vocibus, ad imitationem cantionis, O gente brunette, condita. Authore D. Nicolao de Marle, puerorum chorialium insignis ecclesiae Novionensis moderatore. – Paris : Nicolas du Chemin, 1568. In-folio, [12] f., mus. RISM M 711, Lesure 1953 n° 89, sur Gallica.
Elle est écrite sur une chanson grivoise de Mithou. Cette messe est réémise la même année sous un titre collectif, avec neuf autres (cf. Lesure 1953 n° 93).

Musique profane[modifier | modifier le code]

Douze chansons profanes sont publiées entre 1544 et 1554 chez trois imprimeurs parisiens : Pierre Attaingnant (RISM 15447, 154510, 15555 avec 6 chansons de sa main), Nicolas du Chemin (RISM 154928, 15507, 155012, 15516, 15519, 155421) et Adrian Le Roy et Robert Ballard (RISM 15714)[1]. Leur écriture est essentiellement homophonique. La plus publiée est Une bergère un jour (1545), dont le succès lui a peut-être permis de publier d’autres pièces. De Marle composes sur des textes essentiellement anonymes, mais il s’en trouve de François Ier (roi de France) ou de Clément Marot.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Deux chansons sont publiées dans Thirty-six chansons by French provincial composers (1529-1550), éd. L. F. Miller, Madison, A-R Edition, 1981. Une autre dans The Sixteenth-century chanson, vol. XIX, ed. J. Bernstein, 1991.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • David Fiala, « Nicolas de Marle », dans La Musique en Picardie du XIVe au XVIIe siècle, dir. C. Cavicchi, M.-A. Colin et Ph. Vendrix, Turnhout, Brepols, 2012, p. 398. Une notice plus développée est en ligne.
  • Frank Dobbins, « Nicolas de Marle » in Grove Music online.
  • François Lesure et Geneviève Thibault : Bibliographie des éditions musicales d'Adrian Le Roy et Robert Ballard, 1551–1598. Paris : Société française de musicologie et Heugel, 1955.
  • François Lesure et Genevièce Thibault, « Bibliographie des éditions musicales publiées par Nicolas Du Chemin (1549-1576) », Annales musicologiques 1 (1953), p. 269-373. Supplément II : Annales musicologiques 6 (1963), p. 403-406.