Mucorales

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Les Mucorales forment un ordre de champignons généralement saprophytes appartenant à la sous-division des Mucoromycotina[note 1]. Ce sont des moisissures très courantes, qui peuvent dégrader les sucres, et pour certaines l'amidon, mais qui sont incapables de dégrader la cellulose.

Elles produisent des spores dans des sporanges formés à l'extrémité de conidiophores simples ou ramifiés. Au stade téléomorphe elles forment des zygospores.

Leur culture est souvent très facile. Le Centraalbureau voor Schimmelcultures en a une collection de 135 espèces et 227 espèces ont été validement décrites[2].

Caractères généraux[modifier | modifier le code]

Premières étapes de la formation de zygospores

Leur mycélium est constitué d'hyphes siphonés ramifiés, hyalins et parfois cloisonnés au niveau de l'extrémité des conidiophores ou pour séparer le mycélium actif des parties plus âgées. Chez certaines espèces le mycélium peut aussi se différencier en rhizoïdes pour ancrer le champignon à son support[3].

Modes de reproduction[modifier | modifier le code]

Reproduction asexuée[modifier | modifier le code]

C'est le mode de reproduction le plus fréquent. Les aplanospores haploïdes sont produites dans des sporanges. Le mycélium est également haploïde. La dimension et la forme des conidiophores, des sporanges et des sporangiospores sont des caractères qui permettent de distinguer les espèces[4].

Reproduction sexuée[modifier | modifier le code]

Elle intervient essentiellement lorsque les conditions de milieu deviennent difficiles. La plupart des espèces sont hétérothalliques. Il y a formation de zygospores à parois épaisses. La forme des suspenseurs peut constituer un critère de détermination ainsi que l'aspect de la paroi, la taille et la couleur des zygospores[1].

Pathologie[modifier | modifier le code]

En pathologie humaine, les Mucorales sont les principales zygomycètes qui sont à l'origine des mucormycoses (ou zygomycoses).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La sous-division des Mucoromycotina était traditionnellement rattachée aux Zygomycota mais cette ancienne division est maintenant considérée comme artificielle car polyphylétique voir O'Donnell et al. (Mycologia, vol. 93, n° 2, 2001) ou Hibbett et al. (Mycological Research, vol. 111, no 5, 2 mars 2007, p. 509-547)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Hoffmann et al, « The family structure of the Mucorales: a synoptic revision based on comprehensive multigene-genealogies », Persoonia,‎ (DOI 10.3767/003158513X666259, lire en ligne)
  2. (en) Walther et al, « DNA barcoding in Mucorales: an inventory of biodiversity », Persoonia,‎ (DOI 10.3767/003158513X665070, lire en ligne)
  3. Les Sciences encyclopédie Alpha fascicule 5 chapitre Mucorales, page 138 à 139, directrice de rubrique Jacqueline Nicot 1974 édition Grange Batelière Paris
  4. Clé de détermination ENSAIA Pineau 1980, d'après Payen

Voir aussi[modifier | modifier le code]