Monarque de Vanikoro

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Le Monarque de Vanikoro (Myiagra vanikorensis) est une des dix-neuf espèces de passereaux appartenant à la famille des Monarchidae, du genre Myiagra.

Description[modifier | modifier le code]

Le Monarque de Vanikoro est un petit passereau de 13 cm de long qui pèse environ 13 g. Il a un grand bec noir en crochet et des pattes noires. Le plumage varie selon le sexe : le mâle a des plumes bleu foncé sur la tête, la gorge, le dos, la queue et les ailes et le ventre rouge avec une bande blanche. Les plumes de la femelle sont plus claires et la tâche orange du ventre remonte le long de la gorge jusqu'au bec. Le plumage des jeunes ressemble à celui des femelles avec une bordure blanche sur les ailes.

Distribution[modifier | modifier le code]

Cet oiseau vit dans les Îles Santa Cruz et plus particulièrement Vanikoro d'où son nom, et dans les îles Fidji. C'est une espèce endémique de ces îles : le processus de spéciation in situ s'est fait en trois vagues successives de colonisation[1].

Habitat[modifier | modifier le code]

Femelle, près de Suva, Fidji

Le Monarque de Vanikoro est capable de s'adapter à une grande diversité d'habitats. Il vit en forêt depuis la côte jusqu'à 1 100 m, mais il s'adapte aussi aux habitats perturbés par l'homme, y compris les jardins et les zones cultivées, du moment qu'il y a encore des arbres.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

Cinq sous-espèces ont été identifiées[2] :

  • Myiagra vanikorensis vanikorensis (Vanikoro I.. Santa Cruz Is. dans les Solomons.) ;
  • Myiagra vanikorensis rufiventris (n, c et w Fidji) ;
  • Myiagra vanikorensis kandavensis (Beqa, Vatulele et Kadavu. sw Fidji.) ;
  • Myiagra vanikorensis dorsalis (n Lau Arch. et île Moala. e Fiji.) ;
  • Myiagra vanikorensis townsendi (s Lau Arch.. se Fidji.).

Alimentation[modifier | modifier le code]

Le Monarques de Vanikoro est insectivore et attrape ses proies en vol stationnaire à partir de perchoirs comme les gobe-mouches ; ou bien en vol ou sur la face interne des feuilles. Il mange aussi des lézards et des petits fruits.

Comportement et écologie[modifier | modifier le code]

Il vit seul, en couple ou en groupe dans la canopée.

Dans les Fidji la saison des amours dure de septembre à février. Le couple construit le nid à deux en fabriquant une coupe avec des fibres de plantes, des brins d'herbe, et des racines ; la paroi externe est recouverte de lichen, de feuilles et de poils d'animaux. Ils placent leur nid en hauteur, sur une branche d'arbre horizontale. L'incubation et l'élevage des poussins se font également à deux.

Les prédateurs sont l'Autour des palombes (Accipiter gentilis) et une sous-espèce locale de Faucon pèlerin (Falco peregrinus nesiotes).

Statut[modifier | modifier le code]

Le Monarque de Vanikoro n'est pas classé comme une espèce en danger car on le trouve dans la plupart des îles Fidji et qu'il s'adapte aux modifications environnementales apportées par l'homme. Mais le CEPF recommande une forte vigilance concernant l'import d'espèces invasives, en particulier le Rat noir (Rattus rattus) et araignées[3] et d'entreprendre une communication avec les communautés d'insulaires et les autorités sur le rôle de la forêt primaire comme habitat des espèces endémiques, en particulier oiseaux et chauves-souris.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Référence Congrès ornithologique international : Myiagra dans l'ordre Passeriformes (en) (consulté le )
  • Référence UICN : taxon Myiagra (en)
  • « Monarque de Vanikoro », sur Oiseaux.net (consulté le 17 août 2017). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Guy Dutson, « A new species of White-eye Zosterops and notes on other birds from Vanikoro, Solomon Islands », IBIS, vol. 150, no 4,‎ , p. 698–706 (lire en ligne).
  • (en) Pierre-Henri Fabre, Maria Maltensen, Jon Fjeldså, Martin Irestedt, Jean-Philippe Lessard et Knud A. Jønsson, « Multiple waves of colonization by monarch flycatchers (Myiagra, Monarchidae) across the Indo-Pacific and their implications for coexistence and speciation », Journal of biogeography, vol. 41, no 2,‎ , p. 274–286 (lire en ligne).
  • (en) Ray Pierce, « Surveys of threatened birds and flying-foxes in the Santa Cruz islands, Solomon islands », EcoOceania report, Critical Ecosystem Partnership Fund (CEPF), (consulté le 18 août 2017), p. 1-25.
  • (en) Jared M. Diamond, Michael E. Gilpin et Ernst Mayr, « Species-distance relation for birds of the Solomon Archipelago, and the paradox of the great speciators », PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences), vol. 73, no 6,‎ , p. 2160-2164 (lire en ligne).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-Henri Fabre et al., Journal of biogeography, 2004
  2. Oiseaux.net
  3. CEPF, Surveys of threatened birds and flying-foxes in the Santa Cruz islands, Solomon islands, 2014, p.23.