Michał Kazimierz Ogiński

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Michał Kazimierz Ogiński
Michał Kazimierz Ogiński.PNG
Fonctions
Voïvode de Vilnius (d)
Grand hetman de Lituanie (d)
Q3646988
Biographie
Naissance
Décès
Activités
Famille
Famille Ogiński (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Juzefas Tadas Oginskis (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Aleksandra Ogińska (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions
Liste détaillée
Herb Ogińskich.PNG

blason

Michał Kazimierz Ogiński, ou Michel-Casimir Oginski en français, né en 1731 à Varsovie et mort le à Slonim (selon la Grande Encyclopédie Polonaise, éd. 2003, il est né en 1730 et la date de sa mort est le 31 janvier 1800), est un érudit lituanien.

D’une ancienne et illustre famille lituanienne, Oginski, après s’être distingué dans la carrière des armes et avoir rempli diverses fonctions civiles, fut élevé à la dignité de grand-général de Lituanie. Possesseur d’une fortune immense, il en faisait un noble usage : les savants, les artistes renommés de tous les pays étaient parfaitement accueillis dans son château de Slonim, qui était aussi le rendez-vous de la haute noblesse. Il passait ainsi des jours tranquilles et heureux, lorsqu’en 1771, l’invasion russe devint imminente. Placé à la tête de la confédération lituanienne pour repousser l’ennemi, il obtint d’abord de brillants succès, mais il essuya ensuite des revers et resta en butte au ressentiment de la Russie. Tous ses biens furent confisqués et lui-même, forcé de s’expatrier, ne put rentrer dans sa patrie qu’en 1776, après le premier partage.

Un canal creusé aux frais d’Oginski, dont il porte le nom, lui donnait des droits à la reconnaissance de ses compatriotes car il était d’une grande utilité au commerce intérieur en ouvrant une communication de la mer Baltique à la mer Noire par la jonction de deux rivières.

Non seulement Oginski protégeait les arts, mais il les cultivait lui-même, s’adonnant avec succès au dessin, à la peinture et surtout à la musique ; il jouait de plusieurs instruments. L’Encyclopédie, à laquelle il a fourni l’article sur la harpe, lui attribue l’invention des pédales de cet instrument. On trouve de lui dans les Chefs-d’œuvres des théâtres étrangers, une comédie en cinq actes, intitulée : la Fête du jour du nom, traduite du polonais par Gustave de Baer.

Retiré des affaires publiques, il vécut dans la retraite jusqu’à sa mort. Sans héritier direct, il avait assuré par un contrat de vente, à son neveu Michel-Cléophas, les biens qu’il possédait, et qui étaient encore très considérables, malgré les pertes que les évènements politiques lui avaient fait subir.

Source[modifier | modifier le code]

  • Artaud de Montor, Encyclopédie des gens du monde, t. 18, Strasbourg, Treuttel et Würtz, 1843, p. 661.