Mary Paillon

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Mary Paillon

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Biographie
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance ,
Sedan
Décès
Carrière
Discipline(s) Alpinisme
Compagnon(s) de cordée Katharine Richardson
Ascension(s) notable(s) Première ascension féminine de l'aiguille méridionale d'Arves

Mary Paillon, née le à Sedan et morte en 1946, est une alpiniste et écrivaine français. Elle est connue pour ses ascensions avec Katharine Richardson (en) et pour sa contribution à la Revue alpine et au Ladies' Alpine Club.

Biographie[modifier | modifier le code]

Début de sa vie[modifier | modifier le code]

Mary Paillon est dans une famille bourgeoise. Sa mère, Jane Paillon[1], est une alpiniste expérimentée avec des ascensions réussies du mont Blanc, du Cervin et du grand pic de Belledonne[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Elle commence l'alpinisme avec sa mère et de son frère, Maurice Paillon[3]. Elle rencontre Katharine Richardson, une alpiniste anglaise, en 1888 lors de l'ascension de la Meije. Elles conviennent de grimper ensemble l'année prochaine, et finalement deviennent des amis proches et des compagnes de cordée régulières[4]. Durant l'hiver 1890, ensemble, elles traversent la chaîne de Belledonne dans le Dauphiné, et en 1891 elles font la première ascension féminine de l'aiguille méridionale d'Arves[5] . Elles gravissent la Meije Orientale avec le guide Émile Rey en 1893, réalisant ainsi la troisième ascension du pic par des femmes, et le mont Pelvoux en 1897. À la suite de leur expédition à Pelvoux, la vue de Paillon commence à se détériorer. Elle et Richardson prennent leur retraite alpine car Richardson refuse de grimper sans Paillon. Les deux femmes s'installent ensuite ensemble dans la propriété familiale des Paillon à Oullins.

Mary Paillon est devenue une écrivaine après sa retraite de l'escalade. Dans la période de 1895 à 1905, elle est l'une des trois femmes qui contribuent à la Revue alpine (éditée à l'époque par son frère) et est responsable de quatorze des dix-sept pièces écrites par des femmes. Elle écrit des biographies d'autres femmes alpinistes : Henriette d'Angeville, Richardson, Meta Brevoort et Isabelle Charlet-Straton. En 1910, Paillon est élu vice-présidente du Ladies' Alpine Club.

Dernières années avant la mort[modifier | modifier le code]

Après la mort de Richardson en 1927, Paillon écrit dans une notice nécrologique que Richardson était «presque une sœur pour moi». Paillon est décédée en 1946 à l'âge de 98 ans, après avoir survécu à Richardson de 25 ans et ne s'être jamais marié.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cécile Ottogalli, « Quand le Club Alpin Français écrit au féminin (1874-1919) », Amnis,‎ (consulté le 30 mars 2014)
  2. (en) Ronald Clark, The Alps, Bloomsbury Publishing,
  3. Micheline Morin, Encordées, (lire en ligne), « Une belle amitié alpine », p. 41-44
  4. (en) Peter H. Hansen, Oxford Dictionary of National Biography, , « Richardson, (Sarah) Katharine [Katy] (1854–1927) »
  5. Cicely Williams, « The feminine share in mountain adventure, Pt I », Alpine Journal,‎ , p. 90 (lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]