Marbre Vert de Mer

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Le marbre vert de mer est un type de marbre qui doit son nom aux formes de ses veines rappelant les vagues de la mer.

C'est un marbre dispendieux. Aussi est-il particulièrement imité (faux marbre imitation « vert de mer » ), à tel point que, de nos jours, le nom désigne le plus souvent son imitation et les carrières de Gênes et des Alpes d'où il était autrefois extrait sont maintenant abandonnées.

Définition[modifier | modifier le code]

Littré : Vert de mer, roche à base de serpentine, fort tendre, d'une couleur verte assez obscure, tachetée de différentes couleurs.

C'est une ophicalce renu, réticuleux et veiné, c'est-à-dire un marbre fait de calcaire, de serpentine (veines vertes), et de talc (veiné de blanc) et flaqué de rouge, appelé aussi Verde Polcevera ou polzeverra, du nom de Val Polcevera - vert de Suze  : beaucoup de blanc, Verde Alpi, ou Vert d’Égypte (sans plaques rouges) car employé en France après le retour d'Égypte de Napoléon Bonaparte. Son poli est terne et il est peu apte à un emploi extérieur.

On a extrait dans la région du Nord de Gênes, depuis le XVIe siècle, un marbre très connu appelé vert de Gênes qui servait à faire des ouvrages d'ornements, vases et colonnes, pendules.

Les fenêtres du Château de Versailles et les panneaux du Pont de la Concorde sont faits en Vert de Mer ainsi que des piliers de l'église Saint-Sulpice, les colonnes de la cathédrale de Florence[1].

On le trouvait autrefois en Égypte où il était exploité depuis l'Antiquité[2] et de nos jours dans les Alpes, et son imitation très en vogue eu XIXe siècle, sous Napoléon Ier, où il servait de décoration pour les devantures des pâtisseries (Faux-Marbre vert de mer, ou marbre en trompe-l'œil)[3] Ce marbre était connu par exemple sous le nom de Vert Maurin : L'escalier de l'Opéra Garnier et le Tombeau de Napoléon.

Articles détaillés : Marbre vert de Maurin et Vert d'Egypte.

Son aspect et son veinage restent les mêmes alors que d’autres marbres varient considérablement d’aspect selon les carrières.

Datation[modifier | modifier le code]

Ce marbre (alpin) daterait du Paléozoïque supérieur fossilifère, allant du Dévonien ou du Silurien.

Localisation[modifier | modifier le code]

Vert de Mer : Alpes, Pyrénées, Apennins.

Carrières de Vert de Gênes :

  • Passo della Bocchetta[4] ;
  • Voltaggio[5] ;
  • Pietra Lavezzara[6].

Ce marbre appartient à l’unité tectonique de Monte Figogna, qui forme à peu près la limite entre Alpes et Apennins. Il reste quatre carrières abandonnées, la première à l’entrée du village, la seconde, au NE, la troisième et la plus grande, est située dans les pentes au N de Pietralavezzara, la quatrième, est située au-delà du col de la Bocchetta[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Traité des pierres précieuses, des porphyres, granits, marbres, albâtres, Cyprien Prosper Brard
  2. Ne pas confondre avec le marbre vert antique dit Spartum ou Lacedoemonium jamais taché de rouge
  3. les faux marbres
  4. près de la crête de l’Apennin
  5. sur la route de Campo Morone
  6. environ 18 km au N de Gênes.
  7. Source PERRIER R., Le Mausolée, n°720, août 1996, p. 62-71.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]