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Macenta

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Macenta
Administration
Pays Drapeau de la Guinée Guinée
Région Région de Nzérékoré
Préfecture Préfecture de Macenta
Démographie
Population 43 900 hab. (2006)
Géographie
Coordonnées 8° 32′ 42″ nord, 9° 28′ 07″ ouest
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Guinée
Voir sur la carte administrative de Guinée
City locator 14.svg
Macenta

Macenta est une ville du sud-est de la Guinée (zone de la Guinée forestière).

Tabatières toma de la région de Macenta

Géographie

Macenta est situé à 620 mètres d'altitude[1].

Population

Macenta compte 80 300 habitants habitants en 2014[2].

Histoire

Macenta fut fondée par Massa Koivogui (Bakary Kourouma) en 1850[3],[4].

Conquise par les Français (et de religion chrétienne, minoritaire en Guinée), elle fut attaquée par le Liberia en 1906. Leurs troupes furent repoussées et en 1908 les limites des deux territoires furent fixées[5].

Santé

Depuis 1981, une mission protestante suisse (connue en Guinée sous le nom de Mission Philafricaine) y travaille dans le domaine de la lutte contre la lèpre, la tuberculose et le SIDA. Le Centre médical de Macenta, hôpital spécialisé de la Mission Philafricaine est le centre de référence national pour la lutte contre la lèpre et le deuxième centre de référence national pour la lutte contre la tuberculose. Il peut accueillir 92 malades[6]. Fin 2018, le Centre médical de Macenta devient le Centre hospitalier régional spécialisé[7].

En 2014, une épidémie d’Ebola s’est déclarée. Médecins sans frontières y a géré un centre de transit, où les cas d’Ebola ont été envoyés par la route à Guéckédou, au centre de traitement[8].

Économie

Macenta possède des plantations de café, de thé et produit des noix de cola.

Macenta a obtenu la reconnaissance en Indication géographique du café Ziama-Macenta[9]. Le café Ziama-Macenta était exporté ces dernières décennies principalement vers l'Afrique (Maghreb et Sénégal), et peu valorisé, ce malgré des qualités organoleptiques exceptionnelles le rapprochant d'un arabica, reconnues durant la période coloniale. Il est depuis peu à nouveau exporté vers l'Europe, grâce à l'IG Ziama-Macenta et à la certification en commerce équitable, utile pour préfinancer la collecte du café, et contribuer au développement des deux coopératives leader sur place, WOKO[10] et DIANI[11]. Ces coopératives sont appuyées par l'Association pour la défense du café Ziama à Macenta (ADECAM), dont Sidiki Camara est le président[12], réélu en 2017[13].

La café Ziama-Macenta fait partie des produits sélectionnés par le mouvement Slow Food[14].

Personnalités liées à Macenta

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

  • Domi Jean-Marie Dore, La résistance contre l'occupation coloniale en Région Forestière : Guinée 1800-1930, L'harmattan, Paris, 2005, 312 p. (ISBN 9782296403260)
  • Gérard Vieira, L'église catholique en Guinée à l'épreuve de Sékou Touré, 1958-1984, Karthala, 2005 lire sur Google Livres

Discographie

  • Chant polyphonique des femmes toma à Macenta (2 min 23 s et 3 min 53 s) et Rythmes de jeunes filles toma à Macenta (58 s), in Daniela Langer, Guinée : récits et épopées, Radio-France, Paris ; Harmonia Mundi, Arles, 1992 (enregistrements décembre 1986, Guinée) ; CD + brochure

Lien externe