Loopback

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Un rebouclage, loopback ou loop-back (de l'anglais signifiant "boucle arrière") est un système matériel ou logiciel en informatique, réseaux ou télécommunications, destiné à renvoyer un signal reçu vers son envoyeur sans modification ni traitement, et qui peut par exemple être utilisé à des fins de tests.

Informatique et réseaux[modifier | modifier le code]

Une loopback est une interface virtuelle d'un matériel réseau (ou d'un ordinateur), et par extension une adresse associée à cette interface. Ainsi, quand il la contacte il "boucle" sur lui-même.

Il existe des adresses loopback définies par le protocole réseau lui-même (qui sont donc loopback par nature), et des adresses quelconques utilisées comme loopback (qui sont donc loopback par fonction).

Loopback protocolaire[modifier | modifier le code]

Article connexe : localhost.

Les adresses loopbacks définies en IPv4 et IPv6 ont une valeur fixée, et ne sont pas routables à travers un réseau: elle ont une valeur uniquement locale à l'équipement, on les appelle localhost.

Les adresses suivantes sont définies comme adresses loopback locales:

  • IPv4: 127.0.0.1[1] (quoique théoriquement tout le réseau 127.0.0.0/8 soit associé à la loopback)[2],[3]
  • IPv6: ::1[4]
  • DNS: par convention le nom (FQDN) localhost pointe sur l'adresse loopback[5]

Loopback par fonction[modifier | modifier le code]

Des adresses IP logiques quelconques définies sur un équipement réseau, non associées à une interface physique particulière, sont des adresses utilisées comme loopback. Elles sont définies sur une interface interne virtuelle spécifique: une interface loopback[6],[7],[8],[9],[10]. Elles sont routables[11] sur un réseau, il est donc possible de joindre un équipement par une loopback si un protocole de routage[12] est mis en œuvre, qui permettra de déterminer comment joindre cette adresse, y compris en cas de rupture d'un lien physique si un lien alternatif existe.

Le protocole iBGP utilise classiquement[13] entre routeurs des sessions TCP/IP établies entre de telles adresses loopbacks[14].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Vegoda, Leo et Cotton, Michelle, « Special Use IPv4 Addresses », sur tools.ietf.org (consulté le 3 avril 2018)
  2. (en) Bonica, Ronald et Vegoda, Leo, « Special-Purpose IP Address Registries », sur tools.ietf.org (consulté le 1er avril 2018)
  3. (en) R. Braden, « Requirements for Internet Hosts - Communication Layers », sur tools.ietf.org (consulté le 1er avril 2018)
  4. (en) Hinden, Robert M. et Deering, Stephen E., « IP Version 6 Addressing Architecture », sur tools.ietf.org (consulté le 1er avril 2018)
  5. (en) Krochmal, Marc et Cheshire, Stuart, « Special-Use Domain Names », sur tools.ietf.org (consulté le 1er avril 2018)
  6. Boney, James., Cisco IOS in a nutshell, O'Reilly, (ISBN 0596008694, OCLC 61701713, lire en ligne)
  7. « Understanding the Loopback Interface - Technical Documentation - Support - Juniper Networks », sur www.juniper.net (consulté le 1er avril 2018)
  8. « lo(4) », sur www.freebsd.org (consulté le 1er avril 2018)
  9. (en) « Using Microsoft Loopback Adapter », sur technet.microsoft.com (consulté le 1er avril 2018)
  10. (en) « Multiple loopback IPs in Arch Linux - AA blog », sur www.aangelis.gr (consulté le 1er avril 2018)
  11. (en) « Advanced Router Configuration (ISP Workshop Lab) »
  12. (en) Wolfgang Mühlbauer, « IP, OSPF and BGP in Action »
  13. « IBGP > BGP Fundamentals », sur www.ciscopress.com (consulté le 1er avril 2018)
  14. (en) Philip Smith, « BGP Best Practices », sur RIPE,