Ligature (musique)

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Organologie[modifier | modifier le code]

Sur les instruments à anche simple — clarinette, saxophone, etc. —, la ligature est un organe servant à maintenir l'anche sur le bec, tout en lui laissant la liberté de vibrer. On trouve généralement des ligatures souples en cuir, en métal, ou en matière plastique. Certaines ligatures rigides sont de véritables mécanismes de bridage. La terminologie est associée à la cordelette encore utilisée dans la réalisation des anches de hautbois, ou pour ligaturer les anches sur les clarinettes allemandes.

Sur les instruments à cordes - luth, vièles, etc. -, la ligature est soit une cordelette (en boyau ou nylon) enroulée autour du manche, faisant office de frette, soit une cordelette maintenant une frette en métal, contre le manche.

Ligature de clarinette[modifier | modifier le code]

ClarinetLigature.JPG Une ligature de clarinette est un système de fixation de l'anche sur le bec de la clarinette. Celui-ci peut être en plastique, en métal, en cuir, ou encore être une simple cordelette.

Notation musicale[modifier | modifier le code]

Dans les manuscrits autour du XVe siècle, la ligature est la réunion de deux ou trois notes sur la même hampe, soit sous la forme de carrés, soit sous la forme d'un trait large allant de la première note à la seconde.

Medieval music notation ligature.png
Music-ligature.png

Origine[modifier | modifier le code]

L'origine des ligatures dans la notation médiévale se trouve dans l'écriture neumatique.
Les neumes apparaissent vers l'an mille au-dessus des paroles du Graduel. Ce sont de petits signes qui regroupent une ou plusieurs notes au sein d'un même mouvement mélodique (podatus, torculus etc.)
Si l'usage ne permettait pas de changer de syllabe dans un même neume, plusieurs neumes pouvaient constituer une « vocalise ». C'est la raison pour laquelle la ligature ne peut être confondue avec une liaison. L'écriture neumatique n'est pas diastématique, c'est-à-dire qu'elle n'a pas vocation à définir les hauteurs de notes, à l'inverse de notre solfège moderne. La longueur des notes n'est pas définie précisément. Tout au plus sait-on, selon le contexte, qu'une note est longue ou courte. Le chant grégorien n'est pas un chant mesuré comme on mesure les musiques plus tardives à l'aide d'un mètre, ou plus tard, à l'aide de mesures.
Le neume est une figure essentiellement mnémotechnique qui visualise la courbe, l'élan, la direction et l'interprétation du chant.

Dans la notation proportionnelle, plus tardive, les ligatures constituent une survivance de l'écriture neumatique. Elles regroupent un ensemble plus ou moins long de notes. Les notes, maintenant placées sur une portée, ont une hauteur définie. Mais dans cette notation "mesurée" (à l'aide d'un mètre et non d'une mesure) les notes incluses ont une longueur définie selon leur place dans la ligature, selon que la hampe va vers le bas ou vers le haut, selon la présence ou non d'une hampe.

Références[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]