Léon Koelin-Leenhoff

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Léon Koelin-Leenhoff
Edouard Manet 007.jpg

Portrait de Léon Leenhoff (Édouard Manet 1868)
(85 × 71 cm)
Musée national, Stockholm

Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Père
InconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Mère

Léon Koelin-Leenhoff (enregistré à l’État civil en tant que Léon Édouard Koëlla), né à Paris 6e le 28 janvier 1852[1] et mort en 1927, est un agent de change[2] et musicien français. On se souvient de lui comme le fils biologique de Suzanne Leenhoff, à l'époque concubine du peintre Édouard Manet.

Les raisons ayant poussé le peintre à ne jamais reconnaître sa paternité, même après son mariage en octobre 1863, restent assez énigmatiques, de même que la nature exacte des relations qu’il entretenait avec le jeune garçon. Ce dernier, jusqu’à un âge avancé, l’appelait « parrain », d’où une certaine ambiguïté. Certains historiens considèrent que ce n'est pas son fils caché mais son demi-frère, Suzanne ayant eu une relation avec Auguste Manet, père d'Édouard.

Il est possible de suivre le mûrissement progressif de Léon à travers les portraits que Manet fit de lui, depuis l’enfance jusqu’à l’adolescence. C’est encore un tout jeune enfant qui pose, déguisé en page espagnol, dans L'Enfant à l'épée, à l’époque où le peintre accumulait les sujets espagnols. Plus tard, il est en train de lire avec sa mère dans La Lecture (vers 1865), puis dans Les Bulles de savon, c'est un Léon âgé de quinze ans qui s’amuse à faire des bulles de savon dans un bol, peut-être afin de symboliser la brièveté de la vie. Mais surtout, on retient de Léon Leenhoff le visage d’un adolescent rêveur et mystérieux, tel qu’il apparaît dans le célèbre Déjeuner dans l'atelier, réalisé à l’appartement familial de Boulogne-sur-Mer, où les Manet passaient l’été. Légèrement contemporain, date le Portrait de Léon, en train de peler une poire.

Après la mort de Manet, Léon Leenhoff a tenté de garder le souvenir de la vie et de l’œuvre de Manet, d’abord en établissant un inventaire détaillé des œuvres restées dans l’atelier de l'artiste, et en les faisant photographier. Bien plus tard, et avec l’aide de sa mère, il a rassemblé tout ce qui restait des papiers et documents de l’artiste : ses agendas, sa correspondance, ses carnets de comptes, la documentation concernant ses différentes propriétés, ses baux et locations. Il a copié ces documents à la main, dans des cahiers auxquels il ajouta des listes, des notes diverses, et ses propres souvenirs. La plupart de cette documentation est gardée à la Bibliothèque nationale de France, site Richelieu[3].

Il apparaît dans les autres tableaux suivants :

  • Cavaliers espagnols (vers 1860), enfant au premier plan
  • La Musique aux Tuileries (1861), enfant en gris, au milieu
  • La Pêche (1863), garçon sur la berge à gauche
  • Le Balcon (1869), personnage dans l'ombre au second plan

Notes[modifier | modifier le code]