L'Arquet

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Vue de la zone centrale du site.

Le site archéologique de l'Arquet est un ancien village côtier avatique peuplé par intermittence du VIIe au IVe siècle av. J.-C.. Il est aujourd'hui situé dans le sud de la commune de Martigues.

Histoire du site[modifier | modifier le code]

Le premier village de l'Arquet apparaît vers 625 av. J.-C. et disparaît vers 550 av. J.-C.[1]. C'est un habitat secondaire par rapport au site voisin des Tamaris[2]. Il semble occupé seulement pendant deux ou trois générations[2].

L'existence du second village s'étale des environs de 425 av. J.-C. à ceux de 325 av. J.-C.[1]. Ce village se heurte à la stratégie phocéenne d'établissements permanents le long de la Côte Bleue[3]. Le village est donc militairement et définitivement détruit vers la fin du IVe siècle[4]. Au cours du siècle suivant, les Marseillais pourront donc installer de nombreuses installations fixes exploitant en particulier les carrières de calcaire le long du littoral (Baou Tailla...)[4].

Vestiges[modifier | modifier le code]

Vestiges d'habitations sur la partie sud du site de l'Arquet.
Vue de la couche d'effondrement sur l'ouvrage défensif au nord du site.

Le site n'a pas été fouillé récemment de manière importante. Le village était situé sur l'extrême sud d'un cap cerné par des falaises d'une dizaine de mètres de haut[5]. Ce cap, large seulement d'une trentaine de mètres et orienté selon l'axe nord-sud, était barré au nord par un ouvrage défensif selon le modèle de l'éperon barré[5]. Ces vestiges sont aujourd'hui enterrés sous une couche d'effondrement naturel haute de plus de deux mètres[5].

La zone urbaine comportait au moins deux rues, probablement trois, orientées nord-sud et un nombre similaire selon l'axe est-ouest[6]. Ce bâti, très régulier et uniforme, ne varie pas beaucoup du premier village au régulier[7]. Il est également très similaire à celui du village de l'Ile de Martigues existant vers le IVe siècle av. J.-C., ce qui laisse à penser à une certaine proximité entre les deux agglomérations[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Martigues, terre gauloise : entre celtique et Méditerranée, Jean-Chausserie Laprée, Editions Errance (2005), p. 42.
  2. a et b Martigues, terre gauloise..., op. cit., p. 44.
  3. Martigues, terre gauloise..., op. cit., p. 45.
  4. a et b 'Martigues, terre gauloise..., op. cit., p. 46.
  5. a, b et c Martigues, terre gauloise..., op. cit., p. 66.
  6. Martigues, terre gauloise..., op. cit., p. 96.
  7. a et b Martigues, terre gauloise..., op. cit., p. 97.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Chausserie-Laprée, Martigues, terre gauloise : entre celtique et Méditerranée, éd. Errance, 2005.
  • Charles Lagrand, Les habitats de Tamaris, l'Arquet, et Saint-Pierre à Martigues, Université de Provence, 1986, collection travaux du Centre Camille Jullian, Études massaliètes, 1, Actes de la Table ronde d'Aix en Provence, du 16 mars 1985, ed:Bats Michel, Henri Tréziny: Le territoire de Marseille grecque, p.127-135.