John Evans (archéologue)

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John Evans
John Evans

John Evans était un archéologue, numismate et géologue anglais, né le 17 novembre 1823 à Buckinghamshire et décédé le 31 mai 1908 à Berkhamsted.

Marié trois fois, veuf deux fois, son fils aîné fut le fouilleur du site archéologique de Cnossos et découvreur de la civilisation minoenne, Arthur Evans (1851-1941).

Il est considéré par certains historiens de la science comme un important contributeur à la naissance de l'archéologie moderne.

Carrière[modifier | modifier le code]

Auteur de trois livres réputés, John Evans a également publié des articles dans la revue Archeologia de la Société des Antiquaires, qu'il présida de 1885 à 1892.

Il est avec le géologue Joseph Prestwich un des pionniers des études préhistoriques[1].

À partir de 1846, Prestwich étudie les dépôts du Tertiaire du bassin de Londres qu'il classifie et met en corrélation avec les dépôts contemporains de l'Angleterre, de la France et de la Belgique. En 1858 Hugh Falconer, persuade le géologue de visiter Abbeville, où Boucher de Perthes déclare avoir découvert des outils en silex dans les dépôts de gravier de la vallée de la Somme. Prestwich requiert les compétences de John Evans pour identifier et étudier ces outils à la manière d'un numismate. Ils explorent les lits de graviers de Saint-Acheul en compagnie de l'architecte amiénois Charles Joseph Pinsard, ce dernier réalisant la première photographie d'un biface en place.

L'étude d'Evans et Prestwich confirme les découvertes de Boucher de Perthes et établit ainsi l'antiquité de l'être humain. Le compte rendu de Prestwich dans les Proceedings of the Royal Society - actes de la Société Royal (1859-1860) est noté par certains historiens de la science comme la naissance de l'archéologie moderne.

Fonctions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • (en) The Coins of the Ancient Britons (1864).
  • (en) The Ancient Stone Implements, Weapons and Ornaments of Great Britain (1872).
  • (en) The Ancient Bronze Implements, Weapons and Ornaments of Great Britain and Ireland (1881).

Sources[modifier | modifier le code]

  1. Prestwich 1860 : p. 282 et 292 ;  ; Académie des sciences 1860 ; Société linnéenne du Nord de la France 1888 : "Ce fut M. Pinsard qui avertit par dépêche MM. Prestwich et Evans,..." ; Gamble, Moutsiou 2011 : "The second proof lay in the use of photography, probably arranged locally by the Amiens-based architect Charles Pinsard, who was one of the scientific witnesses on the day. Although it was only 20 years after the invention of photography, the two images they took are the earliest examples of both Quaternary stratigraphy and an archaeological discovery as it happened.26 The photographs had the desired effect in adding credibility to their claim through the glamour of technology." ; Schlanger 2012 : Ch. Pinsard : "Il fut convenu que si les ouvriers en trouvaient une(hache) dans la masse du diluvium, ils arrêteraient leurs travaux et que j’enverrai une dépêche à M. Prestwich, soit à Abbeville, chez M. Boucher de Perthes, où il devait retourner, soit même à Londres." ; Raj et Otto Sibum 2015 : Nathan Schlanger, 12, Boucher de Perthes au travail, Industrie et préhistoire au XIXe siècle
  • Prestwich 1860 : Joseph Prestwich, On the Occurrence of Flint-Implements, Associated with the Remains of Animals of Extinct Species in Beds of a Late Geological Period, in France at Amiens and Abbeville, and in England at Hoxne, Philosophical Transactions of the Royal Society of London, 150, 1860, p. 277-317.
  • Académie des sciences 1860 : Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, 1860, t.6, p. 833 - Gallica.bnf.fr [1]
  • Société linnéenne du Nord de la France 1888 : Société linnéenne du Nord de la France, Mémoires de la Société linnéenne du Nord de la France, 1888, vol. 7 à 8, Amiens, p. 295.
  • Gamble, Moutsiou 2011 : Clive Gamble, Theodora Moutsiou, The time revolution of 1859 and the stratification of the primeval mind, Notes and records of The Royal Society, 2011, 65,1 [2].
  • Schlanger 2012 : Nathan Schlanger, « Inventer la préhistoire. Pratiques antiquaires et naturalisations historiographiques », Les nouvelles de l'archéologie, 2012, 129, p. 42-46 [3].
  • Raj et H. Otto Sibum, Histoire des sciences et des savoirs : Modernité et globalisation, 2015, Seuil, 467 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]