Johann Rudolf Dolder

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Johann Rudolf Dolder
Illustration.
Johann Rudolf Dolder.
Fonctions
Président du parlement cantonal et du Petit Conseil du canton d'Argovie
Conseiller d'État du canton d'Argovie
Prédécesseur Peter Conrad
Successeur Eduard Dorer-Egloff
Membre du Directoire de la République helvétique
Biographie
Nom de naissance Johann Rudolf Dolder
Date de naissance
Lieu de naissance Meilen, canton de Zurich (Suisse)
Date de décès (à 53 ans)
Lieu de décès Aarau, canton d'Argovie (Suisse)
Nationalité Suisse

Johann Rudolf Dolder, né le à Meilen et mort le à Aarau, est un homme politique suisse. Il est une figure importante de la politique de la République helvétique, et devient à partir de 1803 l'un des principaux instigateurs des lois du canton d'Argovie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Johann Rudolf Dolder naît dans une famille de paysans démunis. Il étudie dans une maison de commerce à Zurich, mais doit quitter l'établissement après avoir travaillé illégalement dans une teinturerie. En 1775, il ouvre à Wildegg une petite entreprise de textile. Il vend l'usine en 1781, mais occupe néanmoins les fonctions de directeur-général jusqu'en 1793. À cette période, il collabore notamment avec Johann Heinrich Pestalozzi.

Carrière politique : la République helvétique[modifier | modifier le code]

Voyageant en France, il adhère aux idées de la Révolution française et entame dès lors une carrière politique. En 1798, la République helvétique est proclamée, et Dolder obtient le poste de sénateur. Un an plus tard, il est membre de l'exécutif au sein du gouvernement et en 1802, il devient membre du directoire et co-chef de gouvernement de la République helvétique. Dolder est à ce moment considéré comme un arriviste et un opportuniste, et contraste ainsi avec les autres intellectuels de gouvernement. Le ministre de l'Éducation, Philipp Albert Stapfer, le décrit comme étant « l'esprit, le talent et sans scrupules ». Le ministre de l'Intérieur, Albrecht Rengger, est quant à lui son principal adversaire politique. De son côté, Dolder appuie la carrière de son protégé Johann Nepomuk von Schmiel, ce qui permet à ce dernier une ascension rapide.

Administration du canton d'Argovie[modifier | modifier le code]

En 1803, la République helvétique est dissoute et un nouveau canton, celui d'Argovie, est fondé. Napoléon Bonaparte nomme Dolder au poste de conseiller d'État du gouvernement d'Argovie ; sa tâche consiste à y introduire l'Acte de médiation. Par la suite, il occupe également les fonctions de président du Parlement cantonal (pouvoir législatif) et du Petit Conseil (pouvoir exécutif). Dans l'exercice de ces charges, il soutient sa mauvaise réputation. Il contribue à l'organisation du canton et créé la majeure partie des bases juridiques. En 1807, il meurt en laissant derrière lui d'importantes dettes, ce qui lui vaut des moqueries de la part de ses nombreux opposants politiques.

Source[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]