Jean-Joseph Menuret

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Jean-Joseph[1] Menuret, dit Menuret de Chambaud[2], né le à Montélimar et mort à Paris le , est un médecin et encyclopédiste français.

Menuret fait ses études de médecine à Montpellier sous Antoine Fizes. Revenu faire de la clientèle à Montélimar après avoir été admis au doctorat, il publie ses premiers ouvrages, ainsi que près de 80 articles dans l'Encyclopédie de Diderot.

Il s'installe ensuite à Paris, où il devient d’abord médecin des écuries du roi, puis médecin de la comtesse d’Artois.

À la Révolution, Menuret émigre à Hambourg. Il rentre à Paris après le coup d'État du 18 brumaire.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Page de titre de l’Essai sur la ville de Hambourg de Menuret.
  • Nouveau traité du pouls, Amsterdam (Paris), 1767, in-12
  • Avis aux mères sur la petite vérole et la rougeole, ou Lettres à madame de *** sur la manière de traiter et de gouverner ses enfants dans ces maladies ; suivies d’une question proposée à Messieurs de la Société royale des sciences de Montpellier, relativement à l’inoculation, Lyon, 1770, in-8°
  • Éloge historique de M. Venel, médecin, Grenoble, 1777, in-8°
  • Essai sur l’action de l’air dans les maladies contagieuses, qui a remporté le prix proposé par la Société royale de Médecine, Paris : rue et hôtel Serpente, 1781, in-12, XXIV-112 p. ; traduit en allemand (Leipzig, 1784, in-8°)
  • Essai sur l’histoire médico-topographique de Paris, Paris, 1786, in-12 ; Nouvelle édition, augmentée de quelques lettres sur différents sujets, Paris, 1804, in-8°
  • Mémoire sur la culture des jachères [couronné par la Société d’agriculture de Paris en 1789], Paris : Impr. de Ph.-D. Pierres, et chez Belin, 1790 ou 1791, in-8°, 61 p.
  • Observations sur le débit du sel après la suppression de la gabelle, relatives à la santé et à l’intérêt des citoyens, 1790, in-8°
  • Essai sur les moyens de former de bons médecins, sur les obligations réciproques des médecins et de la société; partie d’un projet d’éducation national relative à cette profession, Paris, 1791, in-8° ; édition revue et augmentée de quelques notes relatives aux changements survenus dans cette partie depuis la première, en 1791, Paris, 1814, in-8°
  • Essai sur la ville de Hambourg, considérée dans ses rapports avec la santé, ou Lettres sur l’histoire médico-topographique de cette ville, Hambourg, 1797, in-8°
  • Discours sur la réunion de l’utile à l’agréable, même en médecine ; lu à la séance publique de la Société philotechnique, Paris, 1809, in-8°

Articles dans l’Encyclopédie (sélection)[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean-Eugène Dezeimeris, Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderne, t. 3, p. 2, Bruxelles : Béchet jeune, 1837, p. 567-8.
  • Adolphe Rochas, Biographie du Dauphiné, v. 2, Paris : Charavay, 1860, p. 139-40.
  • Colas Duflo, « Diderot et Ménuret de Chambaud », Recherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie, numéro 34 : Le Rêve de D'Alembert.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Et non pas Jean-Jacques comme l’a longtemps laissé supposer, y compris dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France, l’abréviation J.-J. (voir Registre des naissances de Montélimar).
  2. « Entraîné par un petit mouvement de vanité, ou par une соutumе non moins ridicule que générale, Menuret avait eu la faiblesse d’allonger son nom de famille en croyant l’illustrer : le docteur se faisant appeler M. Menuret de Chambaud. » Journal des Sciences médicales (mars 1816)