Javier Tebas

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Javier Tebas
Tebas-16-08-13.JPG
Javier Tebas en 2013
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité

Javier Tebas Medrano, né le 31 juillet 1962 à San José au Costa Rica, est un avocat espagnol. Il est considéré comme étant un des dirigeants les plus influents du football espagnol. Il préside la Liga de Fútbol Profesional (LFP) depuis 2013.

Biographie[modifier | modifier le code]

Licencié en Droit de l'Université de Saragosse, Javier Tebas est délégué provincial à Huesca des jeunesses du parti Fuerza Nueva. Il entre dans le monde du football en devenant président du SD Huesca en 1993, poste qu'il quitte en 1998. Sous sa présidence, Huesca est promu en Segunda división B et les structures du club sont professionnalisées.

À travers son etude d'avocat, il conseille l'animateur de télévision argentin Marcelo Tinelli lors de l'achat du CD Badajoz. Lorsque Tinelli abandonne le projet en 2000, c'est Javier Tebas qui occupe la présidence du club jusqu'en 2002 et la vente du club à l'homme d'affaires portugais Antonio Barradas.

Javier Tebas est élu vice-président de la Liga de Fútbol Profesional en 2001, en tant que représentant du CD Badajoz. Bien qu'il ait été parfois désigné comme le responsable de la disparition du club dix ans après en être parti, le fait est que les dettes de Badajoz n'ont pas augmenté durant sa présidence.

En 2003, il est élu représentant du G-30, groupe qui réunit trente clubs de Première et Deuxième division afin de négocier conjointement les droits de télévision et obtenir un partage plus équitable.

Javier Tebas a ensuite été assesseur de plusieurs clubs tels que Majorque, Betis, Xerez, Rayo Vallecano, Granada, Real Valladolid, Huesca, et il assure la défense légale du controversé homme d'affaires ukrainien Dmitry Piterman, propriétaire du Deportivo Alavés.

Le 26 avril 2013, Javier Tebas est élu président de la Liga de Fútbol Profesional (LFP), recueillant l'appui de 32 des 42 clubs ayant le droit de vote.

Président de la LFP[modifier | modifier le code]

L'arrivée de Javier Tebas à la présidence de la Liga de Fútbol Profesional suppose un changement radical dans la politique de la LFP. Tebas rompt avec le profil effacé et la discretion des précédents dirigeants de la LFP et assume une importante exposition médiatique avec des déclarations souvent polémiques.

Contrôle économique[modifier | modifier le code]

L'endettement élevé des clubs conséquence de pratiques irresponsables au cours des dix dernières années, amène la LFP à imposer à ses associés des mesures strictes de contrôle économique et financier. Pour mener cette tâche à bien, Javier Tebas désigne Javier Gómez, ex-vice-président de Valence CF, qui devient son bras droit et directeur général ayant la responsabilité d'appliquer les nouvelles dispositions internes.

Les politiques de ratios financiers ont pour objectif la rationalisation de la gestion budgétaire afin de réduire les dettes, en particulier avec le fisc.

L'application stricte du contrôle économique provoque la polémique avec les supporters des clubs pénalisés. En août 2014, les supporters du Real Murcie se mobilisent contre la relégation administrative du club par la LFP en raison du manquement au règlement de contrôle économique. Au début de la saison 2014-2015, la LFP ne permet pas l'inscription du joueur Pedro León par Getafe CF car le club a dépassé la limite salariale établie.

Après un an d'application de la nouvelle normative, en date du 30 juin 2014, la LFP annonce que la dette avec le fisc a été réduite de 25%, passant de 647 millions d'euros à 482.

Contre les matchs truqués[modifier | modifier le code]

Depuis son étape à la vice-présidence de la LFP, Javier Tebas dénonce publiquement l'existence de matchs arrangés et veut y mettre un terme. Une fois à la présidence, Tebas confirme cet objectif comme étant prioritaire et met en marche un nouveau département pour l'intégrité dirigé par Manuel Quintanar, ex-sous-délégué du gouvernement à Madrid, qui mène la prévention et la répression des matchs truqués.

En juillet 2013, Tebas annonce que le match entre le Racing de Santander et l'Hércules d'Alicante était truqué selon un rapport élaboré par des sociétés de paris. La justice s'est saisie de cette affaire. Une autre affaire concerne le match de 2011 entre Levante UD et le Real Saragosse. Tous les joueurs, entraîneurs et dirigeants impliqués dans ce match ont été mis en examen.

Droits audiovisuels[modifier | modifier le code]

En 2003, Javier Tebas est un des principaux promoteurs du G-30, un groupe de clubs unis pour la vente de leurs droits audiovisuels. Tebas est favorable à la vente centralisée au travers de la LFP. Il parvient à réduire progressivement la différence de revenus entre les grands clubs et les clubs plus modestes.

Le 30 avril 2015, le Gouvernement espagnol approuve une loi qui régule la vente centralisée des droits de télévision. Après des années de négociation et de luttes internes, cette loi est reçue par le football professionnel espagnol comme un événement historique où le rôle de Tebas a été décisif.

L'action de Tebas sur les droits audiovisuels étant reconnue jusqu'en Italie, des sources journalistiques indiquent début février 2018 que la LFP envisage de "blinder" le contrat de Tebas, convoité par la Serie A[1].

Contre la violence dans les stades[modifier | modifier le code]

Après la mort le 30 novembre 2014 d'un supporter ultra du Deportivo La Corogne aux mains d'un groupe néo-nazi de l'Atlético de Madrid, Javier Tebas réagit en annonçant de nouvelles mesures contre la violence dans le football. Une commission qui réunit les institutions de l'État et du sport s'accorde pour appliquer la loi contre la violence dans le sport et prendre des mesures pour fermer partiellement les stades. Malgré la polémique que suscite le manque d'implication d'Ángel María Villar, président de la Fédération espagnole de football, de nouvelles sanctions et mesures sont instaurées contre les insultes et les clubs qui accueillent des supporters violents.

Politique[modifier | modifier le code]

Dans sa jeunesse, il appartient au parti d'extrême-droite Fuerza Nueva. Il continue à maintenir ses positions en faveur du "sens catholique de la vie" et contre l'avortement. En 2019, Javier Tebas donne publiquement son soutien au parti ultraconservateur Vox.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]