Javier Moscoso (historien)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Javier Moscoso (homonymie) et Moscoso.
Javier Moscoso
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonction
Professeur
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Javier Moscoso, né en 1966[1], est un professeur espagnol d’histoire et de philosophie des sciences à l’Institut de philosophie du Conseil national espagnol de recherche (CSIC) de Madrid.

Carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Il a occupé, durant sa carrière académique, les positions de doctoral fellow du Wellcome institute for History of Medicine, de postdoctoral fellow à l'Institut Max-Planck d'histoire des sciences à Berlin[2]. Il a aussi bénéficié du statut de fullbright scholar au département d’histoire des sciences à Harvard (1995/96), avant d'enseigner, en tant que professeur invité, au centre Alexandre-Koyré de l'EHESS/CNRS[3] et au Centre d’études du XIXe siècle à l’université Paris 1 Sorbonne.

Il a aussi été lecteur à Murcia. En 2004, il devient directeur du département des humanités et des sciences sociales du ministère de la science et de l’innovation. De 2008 à 2010, il est le coordinateur des humanités et des sciences sociales pour le Conseil espagnol de la recherche.

Thèmes de recherche[modifier | modifier le code]

Javier Moscoso étudie l'histoire culturelle du corps humain (épistémologie et ontologie des difformités physiques), ainsi que l'histoire et la philosophie de l'expérience.

Il est l'auteur de quatre monographies et de trois volumes[2]. Son livre Historia cultural del dolor (Histoire culturelle de la douleur)[4] est paru en espagnol chez Taurus en octobre 2011, en anglais chez Palgrave MacMillan en octobre 2012[5]. Il a fait l'objet de nombreux commentaires, tant dans la presse généraliste[6] que dans les cercles universitaires[7],[8],[9].

Il a été retenu deuxième au palmarès du prix national espagnol pour l’Essai.

En parallèle, Moscoso a été commissaire pour différentes expositions, sur les monstres et les êtres imaginaires[3] à la Bibliothèque nationale espagnole à Madrid en 2000, sur l’Histoire de la douleur au Musée de la Science à Londres en 2004[10], et plus récemment sur l’Histoire culturelle de la peau humaine à la Wellcome Collection Galerie de Londres en 2011[11]. Depuis son arrivée au CSIC, Moscoso a été le PI de HIST-EX, un groupe interdisciplinaire de chercheurs intéressés par l’histoire et la philosophie des émotions. Dans ce groupe, on trouve des chercheurs de toutes disciplines, Histoire, Anthropologie, Histoire des sciences, Beaux-Arts, Sociologie, Littérature ainsi que des artistes, photographes, cinéastes et peintres.

Moscoso travaille sur différents projets de recherche. L’un d’eux porte sur les « Passions de la modernité », à savoir l’ambition, la jalousie, l’envie. Il travaille aussi sur les politiques de la douleur. Son prochain livre est prévu pour 2015 et s’intitule Promesas rotas: las pasiones de la modernidad (Promesses non tenues : les passions de la modernité)[12].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Georges-Louis Leclerc, Conde de Buffon, 1707-1788, avec Antonio Lafuente, 1999 (publié par le CSIC)
  • Monstruos y seres imaginarios en la Biblioteca Nacional, avec Antonio Lafuentes, Doce Calles, 2000
  • Materialismo y religión: Ciencias de la vida en la Europa ilustrada[13], éditions Serbal, 2000
  • Historia cultural del dolor (Histoire culturelle de la douleur), 2011
  • Promesas rotas: las pasiones de la modernidad (Promesses non tenues : les passions de la modernité), 2015

Autres publications[modifier | modifier le code]

  • Objetividad y medida de la experiencia subjetiva consciente, janvier 2001
  • Monstrous Bodies/Political Monstrosities in Early Modern Europe (review), janvier 2005 (publié dans Renaissance Quarterly)
  • Teratología e imaginación maternal, janvier 2009 (publié dans Acta Hispanica ad Medicinae Scientiarumque Historiam Illustrandam)
  • El dolor crónico en la historia, septembre 2009 (article publié dans Revista de Estudios Sociales)
  • Science and Art in Historical Perspective: Lessons from the Past. Initiatives for the Future[14] (publié dans The International Journal of Science in Society)

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Javier Moscoso », sur dnb.de.
  2. a et b Biographie sur le site du Center for the humanities de la Washington University de Saint-Louis.
  3. a et b Biographie sur le site du centre Alexandre-Koyré
  4. Présentation sur le site de l'éditeur en anglais
  5. Biographie sur bbk.ac.uk; voir le compte-rendu de R. Boddice, The Theatre of Pain, The History of Emotions Blog 30/10/2012
  6. Avec notamment un article dans El País.
  7. (en) Peter Stearns, « Pain: A Cultural History », American History Review,‎  :

    « Javier Moscoso, a scholar in the history and philosophy of science, offers a history of key aspects of the modern history of pain. The presentation is immensely erudite, with an abundance of sources and intriguing commentary on diverse manifestations of pain. »

  8. (en) Fay Bound Alberti, « Pain: A Cultural History », Medical History,‎  :

    « Moscoso’s important book raises many questions about the meanings of pain in the past and in the present, and about how we frame the experience of pain both as a physical and as an emotional phenomenon. »

  9. (es) José Antonio Maya González, « Historia cultural del dolor », Estudio de Historia Moderna y contemporanea de Mexico,‎  :

    « El libro de Javier Moscoso contribuirá a comprender la importancia de la dinámica cultural en los procesos de salud/enfermedad y ayudará a entender lo que significó el advenimiento de la modernidad en la subjetividad colectiva. »

  10. (en) « Viewfinder: Chinese torture chair », sur The Telegraph, (consulté le 19 novembre 2014)
  11. (en) « Tattoos: the naked truth about our forebears », sur The Guardian, (consulté le 19 novembre 2014)
  12. (es) « JAVIER MOSCOSO: “LA MEDIOCRIDAD SE REPRODUCE” », sur Revista de letras (La Vanguardia), (consulté le 19 novembre 2014)
  13. Fiche sur le site de l'éditeur
  14. Références de l'article

Liens externes[modifier | modifier le code]