Jacques Destouches

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Jacques Destouches de La Fresnay
Biographie
Naissance
Décès
(à 78 ans)
Caen
Nationalité
Activité
Marin
Autres informations
Propriétaire de
Manoir de Malicorne

Jacques Destouches de La Fresnay, né le à Granville, mort le à Caen, est un contre-révolutionnaire, chouan pendant la Révolution française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jacques René François Destouches, sieur de la Fresnaye (1742 – 1798)[1], et de Olive Thérèse Perrette Ganné de Grandmaison, propriétaire du Manoir de Malicorne[2] à Saint-Planchers.

Sous la Révolution[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille de gentilshommes armateurs de Granville[1], Jacques Destouches succède à son père, à la mort de ce dernier comme courrier royaliste entre Granville et Jersey. Trahi par un marin, il est arrêté dans la nuit du 3 au 4 juillet 1798. Transféré à Avranches, ce jeune homme de dix-neuf ans est condamné à mort. Un audacieux coup de main des chouans le délivre, le 9 février 1799[3].

Sous le Consulat et le Premier Empire[modifier | modifier le code]

Basé à Jersey, Jacques Destouches reprend ses activités de courrier, accuse Louis de Frotté[réf. nécessaire], sème le trouble dans les rangs royalistes et donne des signes de dérangement mental. En 1808, le gouvernement britannique décide de se débarrasser de lui en l'expédiant au Canada. Sur le bateau, sa folie s'aggrave et on le ramène au Royaume-Uni où on le place dans une maison de santé jusqu'en 1823[réf. nécessaire].

Sous la Restauration[modifier | modifier le code]

Apparemment guéri, Jacques Destouches revient en France, mais rechute et est interné en 1826 à l'asile du Bon-Sauveur à Caen où il meurt en 1858[4].

C'est là que l'écrivain Barbey d'Aurevilly le vit en 1856. Son roman, Le Chevalier Des Touches[3], fait de Jacques Destouches un personnage bien éloigné de la vérité[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Société d'études historiques et économiques Le Pays de Granville., Le Pays de Granville : bulletin périodique de la Société d'études historiques et économiques, Imprimerie moderne (Granville), (lire en ligne), p. 6, 7
  2. « Mairie de Saint - Planchers - Nos chemins ont une Histoire.. - Malicorne »
  3. a et b Jean Silve de Ventavon, Louis de Frotté: le lion de Normandie, (lire en ligne), p. 200
  4. « Historique de Saint-Planchers - Guerre de Vendée, La Chouannerie », mairiestplanchers.fr