Jacob Yakouba

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Jacob Yakouba
JACOB YACOUBA.jpg
Portrait de Jacob Yakouba en 2013
Naissance

Tambacounda Drapeau du Sénégal Sénégal
Décès

Saint-Louis Drapeau du Sénégal Sénégal
Nom de naissance
Yakhouba Diallo
Autres noms
Yakhouba Diallo
Nationalité
Activité
Artiste peintre
Formation
École supérieure d'art et de design de Reims
Distinctions
Prix Peinture Festival Mondial des Arts Nègres
Œuvres principales
  • Rendez-vous au Soleil
  • Belle Jalouse et Coléreuse

Jacob Yakouba ou Yacouba de son vrai nom Yakhouba Diallo, né à Tambacounda en 1947 et décédé le à Saint-Louis (Sénégal)[1] est un artiste peintre sénégalais[2]. Ayant pour thème de prédilection la figure féminine africaine, il était surnommé « Le peintre de la femme ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacob Yakouba est issu d'une famille peulh modeste. Son père s'appelait Amadou Oury Diallo et était ancien gardien des travaux public. Doué pour le dessin, il dessine déjà tout petit, sur des bouts de papiers, des cartons, des contre plaqués ainsi que sur les murs de son quartier. Il est inscrit à l’école primaire Dépôt de Tambacounda, et poursuit des études secondaires au lycée technique Maurice Delafosse à Dakar. Passionné par la musique, il suit des cours assidus de guitare avec son frère Ibrahima Diallo. Après la mort de son père en 1969 et celui de sa mère en 1970, Jacob Yakouba qui se trouve parmi les animateurs de la grève de 1968, laisse tomber ses études et se consacre en grande partie à la musique.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Sélectionné pour être le soliste d'un groupe de musique, il s'installe à Saint-Louis du Sénégal en 1971 et rencontre l’animatrice, comédienne Marie Madeleine Diallo (née Valfroy) qu'il épouse le . Ensemble, ils deviendront parents de deux enfants.

Carrière[modifier | modifier le code]

Formé à l'École supérieure d'art et de design de Reims, Jacob Yakouba est reconnu comme un des plus grands peintres africains de sa génération. Adepte de l’école de Dakar, il fit de nombreuses expositions, aussi bien en Afrique qu’en Occident[3]. Utilisant principalement la toile comme support artistique, l’artiste employa dans ses peintures la technique de l’aplat puis de la sépia pour faire naître de sensuels portraits de femmes. Il réalisa plusieurs cartons destinés aux Manufactures sénégalaises des arts décoratifs. Deux toiles tissées ont fait sa renommée internationale : « Rendez-vous au Soleil [4]» et « Belle Jalouse et Coléreuse ». La plupart ont été vendues ou offertes à de hautes personnalités ou de grandes institutions : Assemblée parlementaire paritaire, musée du Septennat[5] de Château-Chinon, Assemblée nationale du Sénégal. La plus grande « Rendez-vous au Soleil » (10 m²) fut exposée à l'Aéroport international Hartsfield-Jackson d'Atlanta aux États-Unis[4].

Ascension[modifier | modifier le code]

À 19 ans, il remporte le prix du premier Festival mondial des arts nègres organisé par le Sénégal en 1966[3]. Arrivé à Saint-Louis, Jacob Yakouba intègre le groupe African Group créé par de jeunes musiciens Saint-Louisiens. Il quitte l'aventure la même année pour se consacrer exclusivement à sa plus grande passion, la peinture. Il tient sa première exposition professionnelle au Centre culturel français de Saint-Louis. Dès lors il est souvent invité à Dakar pour multiplier ses expositions et se fait une place parmi les grands peintres du pays[6],[7]. Des chefs d’état comme Léopold Sédar Senghor ou Oumar Bongo le sollicitent pour leur collection personnelle[3]. Afrique, Europe, Amériques, ses toiles s'exposent à travers le monde dans de grandes galeries d'art. Il réalise aussi des fresques pour les ambassades et de grands hôtels.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

En 2011, sa ville natale de Tambacounda inaugura la salle d'activités créatrices du collège Moriba Diakité du nom de l'artiste[8],[9].

En 2012 la cinéaste sénégalaise Fatou Kandé Senghor consacre un documentaire sur le peintre intitulé Le Retour de l'éléphant[10]

Le nom de l'artiste est souvent orthographié Jacob Yacouba par la presse alors que les toiles sont signées Jacob Yakouba. La raison est assez inexpliquée.

Expositions[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

http://www.jacob-yakouba.com/

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Jacob Yacouba a raccroché définitivement son pinceau », sur http://www.seneplus.com,
  2. Institut Français au Sénégal de Saint-Louis, Programme Avril - Juillet 2015, Saint-Louis du Sénégal, Institut Français au Sénégal de Saint-Louis, , 27 p. (lire en ligne)
  3. a b c et d « Longue traversée du désert d’un Yacouba : Le Jacob d’une vie. Marie Madeleine Diallo, un amour sans comédie : «Avec mon mari, pour le meilleur et le pire» »
  4. a et b (en) Richard Trillo, The Rough Guide to West Africa, London, Rough Guides LTD, (lire en ligne)
  5. Groupe des conseillers pédagogiques Arts visuels de l'académie de Dijon, « Liste académique de ressources pour une première culture artistique - domaine des arts visuels à l’école primaire », Note,‎ (lire en ligne)
  6. « guide-voyage-senegal - Les Arts », sur www.tangka.com (consulté le 10 avril 2016)
  7. a et b « Ousmane Sow Huchard: "Jacob Yakouba voulait sauver la peinture africaine" », sur www.thiesvision.com, (consulté le 13 avril 2016)
  8. « Sénégal : Tambacounda - Le collège Moriba Diakité étrenne sa salle d'activités créatrices », sur http://fr.allafrica.com,
  9. « Construction et équipement de la salle Jacob Yacouba Diallo au Collège Moriba Diakité de Tambacounda au Sénégal. Une initiative du Collectif Artistes Plasticiens CAP », sur www.le-cap.ch (consulté le 13 avril 2016)
  10. « Fatou Kandé Senghor, mon travail, ma passion », sur http://africanwomenincinema.blogspot.fr/
  11. a et b « Yacouba, Jacob. (b. Senegal; active St. Louis, Senegal, 2006) », sur aavad.com
  12. Kré Mbaye