Jón Kalman Stefánsson

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Jón Kalman Stefánsson
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Jón Kalman Stefánsson
Naissance (56 ans)
Reykjavik, Islande
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture islandais
Genres

Jón Kalman Stefánsson (né le à Reykjavik) est un romancier et poète islandais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jón Kalman Stefánsson grandit à Reykjavík et à Keflavík. Après avoir fini ses études au collège en 1982, il décroche de petits emplois en Islande de l'Ouest (par exemple dans les secteurs de la pêche et de la maçonnerie).

Il entreprend ensuite, de 1986 à 1991, des études en littérature à l'université d'Islande, sans parvenir à les terminer. Pendant cette période, il donne des cours dans différentes écoles et rédige des articles pour le journal Morgunblaðið. Entre 1992 et 1995), il vit à Copenhague, où il participe à divers travaux et s'adonne à un programme de lectures assidues. Il rentre en Islande et s'occupe de la Bibliothèque municipale de Mosfellsbær jusqu'en 2000.

En 1997, son premier roman paraît en Islande, mais c’est avec la trilogie romanesque composée de Entre ciel et terre (Himnaríki og helvíti, 2007), La Tristesse des anges (Harmur englanna, 2009) et Le Cœur de l’homme (Hjarta mannsins, 2011, qu’il s’impose dans le monde entier comme un écrivain de premier plan. Il reçoit de nombreuses distinctions dans plusieurs des pays où son œuvre est traduite. En 2015, notamment, il est récompensé par le prestigieux prix Millepages pour D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds (Fiskarnir hafa enga fætur, 2013), paru en français aux éditions Gallimard.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Trilogie romanesque[modifier | modifier le code]

Chronique familiale[modifier | modifier le code]

  • Fiskarnir hafa enga fætur[2],[3],[4] (2013)
    D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds, traduit par Éric Boury, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 2015, 443 p. (ISBN 978-2-07-014595-9) ; réédition, Paris, Gallimard, coll. « Folio » no 6267, 2017 (ISBN 978-2-07-270455-0)
  • Eitthvað á stærð við alheiminn: ættarsaga (2015)
    À la mesure de l'univers, traduit par Éric Boury, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 2017 (ISBN 978-2-07-017931-2) ; réédition, Paris, Gallimard, coll. « Folio » no 6517, 2018 (ISBN 978-2-07-274198-2)

Autre romans[modifier | modifier le code]

  • Skurðir í rigningu (1996, littéralement : Fossés sous la pluie)
  • Sumarið bakvið Brekkuna (1997, littéralement : L'Été derrière la montagne)
  • Birtan á fjöllunum (1999, littéralement : La Lumière sur les montagnes)
  • Ýmislegt um risafurur og tímann (2001, littéralement : Diverses choses à propos des séquoias et du temps)
  • Snarkið í stjörnunum (2003, littéralement : Le Crépitement des étoiles)
  • Sumarljós og svo kemur nóttin (2005, littéralement : La lumière de l'été, puis la nuit vint)
  • Saga Ástu: Hvert fer maður ef það er engin leið út úr heiminum? (2017)
    Ásta : où se réfugier quand aucun chemin ne mène hors du monde ?, traduit par Éric Boury, Paris, Éditions Grasset, coll. « En lettres d'ancre », 2018 (ISBN 978-2-246-81593-8) ; réédition, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 2019 (ISBN 978-2-07-279430-8)

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Með byssuleyfi á eilífðina (1988)
  • Úr þotuhreyflum guða (1989)
  • Hún spurði hvað ég tæki með mér á eyðieyju (1993)

Sur quelques ouvrages[modifier | modifier le code]

D'ailleurs, les poissons n'ont pas de pied (2013)[modifier | modifier le code]

Trois générations en parallèle, du côté de Keflavík (municipalité de Reykjanesbær, province de Suðurnes, au sud du Vesturland, à l'ouest de l'Islande).

Le grand-père, Oddur Jonsson, capitaine et armateur, né à Vinavik, fils de Ingiridur et Jon, époux de Margret, propriétaire dès avant son mariage d'un beau bateau, le "Sleipnir" en hommage à Sleipnir, la monture d'Odin. Tryggvi lit trop, parle trop, poétise : « Dieu compose de sublimes poèmes » (p. 208). Il y a aussi le sauvetage de la maison de Grettir et Helena.

La génération des père, mère, oncles et tantes, se retrouve en 1976-1980 à Keflavik, Jacob (revenu en 1976 de Reykjavik, avec son fils Ari (1954-), Elin Oddsdottir (mariée au capitaine Eirikur) et Ölof (mariée à Agust, pas fait pour la mer, lui aussi adventiste, travaillant à la base aérienne américaine). Puis Þórður, Þorlákur, Hljómar, Runni Jull, Gunni Þórðar, Guðmundur Oskarsson (GO, 15 ans, le chef des groupes de pillage des camions d'approvisionnement de la base de plus de 6 000 soldats am et les éricains), et les divers cousins et cousines, voisins, voisines. L'inhabitable Keflavik a désormais « quatre points cardinaux : le vent, la mer, l'éternité, et la base américaine ». Et les deux jeunes à la pêcherie (salage, séchage) sont accompagnés par la voix du vieux Kristján, ouvrier recherché, puis fatigué, ralenti, délaissé, et récitant tout en travaillant de la poésie. Parmi les joies, la première plaquette de poésie d'Ari, les pêches, la chasse aux perdrix des neiges.

Trente-trois ans plus tard, 2010-2013, Ari reçoit un courriel paternel et deux cadeaux (la photo de leur bonheur à deux, et le diplôme du grand-père), et il décide de rentrer définitivement au pays, abandonnant son épouse de vingt ans, Þóra (« Faut-il que tu fasses autant de bruit en mangeant ? » (p. 85)), et leurs trois enfants, Sturla, Hekla, Greta. Le premier refuge est l'hôtel d'Hólmavík, tenu par Sjöfn, qui lui conseille de passer à la Coopérative, de Brandur, pour croiser Alexandra.

Dans l'avion, qui ramène Ari, du Danemark où il est devenu célèbre, comme poète et comme éditeur, il croise Helana (40 ans, astrophysicienne, petite et poétesse) et son ami Adam (géant, garde du corps, 29 ans). Les bagages d'Ari sont soumis à une fouille intégrale, révélant la revue porno, les sucreries, le livre toujours en cours sur le poète Jóhann Sigurjónsson, le diplôme du grand-père. Et le toucher rectal par le cousin, lui aussi cinquantenaire, Asmundur. Sigga, Sigríður Egilsdottir, ancienne journaliste, est devenue patronne d'hôtel, Miss Keflavik conduit un taxi. Jonni, le capitaine du Drangey, s'est converti à la restauration rapide. Le narrateur, qui attend Ari, « cette âme sœur, ce jumeau », sait rester secret et anonyme.

La poésie, l'amour, l'angoisse de vivre : « bref exposé sur la force qui ravage les vies et rend les déserts habitables » 'p. 55).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]