Yaldabaôth

Yaldabaôth ou Ialdabaôth (fils du chaos)[1] est le nom du mauvais démiurge chez certaines traditions gnostiques, par exemple chez les Nicolaïtes et les Séthiens.
Approche
[modifier | modifier le code]Il a été assimilé notamment au Jéhova hébreu, au Chronos grec, et à d'autres équivalents dans d'autres cosmogonies.
Yaldabaôth est principalement mentionné dans les écrits archontiques, séthiens et ophites de la littérature gnostique[2], dont la plupart ont été découverts dans la bibliothèque de Nag Hammadi[3]. Dans l'Apocryphe de Jean, Yaldabaôth est le premier des trois noms de l'archonte dominateur, avec Saklas et Samaël. Dans ce texte, il est le premier souverain héritier d'un grand pouvoir issu de sa mère. Puis il la quitte et s'éloigne de son lieu de naissance. Il prend le contrôle dans l'insouciance de ce qu'il porte en lui en disant : « Je suis Dieu et il n'y a pas d'autre Dieu que moi », ne sachant pas d'où vient sa propre force[4]. Dans la Pistis Sophia, il a perdu son pouvoir et, dans les profondeurs du Chaos, accompagné de 49 démons, il torture les âmes sacrilèges dans un torrent de poix brûlante. Il y apparaît comme un archonte à tête de lion, mi-flamme, mi-ténèbres. Yaldabaôth figure comme un ange rebelle aussi bien dans lˈÉvangile de Judas que dans l'ouvrage Hypostase des Archontes (en).
Dans la culture populaire
[modifier | modifier le code]- Ialdabaôth est le nom qu'Anatole France donne à Dieu dans La Révolte des anges.
- Yaldabaoth est également le nom d'un boss majeur et récurrent de Xenoblade Chronicles.
- Jaldabaoth (prononcé yaldabaoth) est le nom d'un démon, un "gardien", dans le manga Overlord
- Yaldabaoth (le nom n'a pas été traduit en français) est le boss final de Persona 5.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Yaldabaoth » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Voir Serge Hutin in PUF Les Gnostiques.
- ↑ (en) Demiurge, John Peter Arendzen, Catholic Encyclopedia, Vol. 4. New York, Robert Appleton Company, 1908, New Advent
- ↑ (en) « Je suis Dieu et il n'y en a pas d'autre ! » : La vantardise de Yaldabaôth, 1re part. : « Le rebelle qui s’auto-divinise », dans Le désir de divinité : l’autodéification dans la création des mythes juifs et chrétiens primitifs, de M. David Litwa, Oxford University Press, 2016.
- ↑ (en) [PDF] « Sethian Literature 4 : The Secret Book of John », The gnostic Bible, Willis Barnstone et Marvin Meyer (éd.), pp. 146-149, Shambhala, 2003.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Article lié
[modifier | modifier le code]- Sabaôth (dieu des armées)
Lien externe
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- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :