Hyperion (Keats)

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Hyperion est une épopée inachevée du poète romantique anglais du XIXe siècle John Keats. Écrite en vers blanc, publiée en 1820, c'est une de ses œuvres majeures. Basée sur la titanomachie, elle raconte le désespoir des titans après leur défaite face aux divinités olympiennes. Le travail d'écriture a commencé à la fin de l'année 1818 pour se terminer à l'été 1819. L'écriture et l'abandon de cette œuvre correspond pour Keats à la période qui suivi la maladie de son frère cadet Tom, mort de la tuberculose au printemps 1818. Keats s'était occupé de lui une année durant, leur autre frère étant parti en Amérique, et c’est durant cette période que le poète ressentit les premiers signes de la maladie qui allait l’emporter.

Résumé[modifier | modifier le code]

Hypérion présente donc le panthéon des Titans. Ces derniers régnaient avant les Divinités olympiennes et sont maintenant destinés à tomber. Parmi eux sont Saturne (le roi des dieux), Ops (sa femme), Thea (sa sœur), Enceladus (le dieu de la guerre), Oceanus (le dieu de la mer), Hyperion (le dieu du soleil) et Clymene (déesse).

Le poème s'ouvre avec Saturne, dépassé par Jupiter et déplorant la perte de son pouvoir. Thea le conduit à un endroit où les autres Titans sont assis, semblablement misérable. Ils discutent alors de l'opportunité de combattre les nouveaux dieux (les divinités olympiennes) afin de récupérer leur pouvoir perdu. Oceanus se déclare prêt à abdiquer devant Neptune, nouveau dieu de la mer, car ce dernier est plus beau[N 1]. Clymène décrit ensuite la musique d'Apollon, qu'elle a trouvée belle au point d'en souffrir[N 2]. Enfin, Enceladus fait un discours encourageant les Titans à se battre.

Hyperion est le seul titan a avoir conservé sa puissance. Son palais est décrit puis Uranus (le plus vieux dieu du ciel) s'adresse à lui, l'encourageant à rejoindre les autres titans. Apres l'arrivée d'Hyperion, le poème parle ensuite d'Apollon, nouveau dieu du soleil, de la musique, de la civilisation et de la culture. Ce dernier, conscient de son potentiel divin mais incapable de le réaliser, est en train de pleurer sur une plage. Mnémosyne, déesse de la mémoire, vient le trouver et lui explique la cause de ses larmes. En regardant les yeux de Mnémosyne, Apollon reçoit la connaissance qui le transforme complètement en un dieu[1].

Le poème s’achève là, en milieu de ligne, avec le mot « céleste ».

Richard Woodhouse, un ami de Keats, l’achèvera par la suite de cette manière: « Gloire céleste à l'aube: c'était un dieu! » lorsqu'il transcrira le poème.

Style[modifier | modifier le code]

La qualité des vers blanc de Keats a atteint des sommets dans Hypérion, en particulier dans la scène d'ouverture entre Thea et le Saturne déchu. Le style d'Hyperion est sinon très semblable à celui du poète John Milton. Cependant, les personnages de Keats sont différents. Ainsi, bien qu'Apollon ressemble au personnage du Fils du Paradis perdu et du Jésus du Paradis retrouvé, il ne confronte pas directement Hyperion comme Satan le fut dans les œuvres de Milton. Les rôles sont également inversés, Apollon etant le «challenger» au trône, qui le gagne en étant plus «vrai» et donc, plus «beau»[2].

Influence[modifier | modifier le code]

Keats reprendra par la suite les thèmes et les idées de son épopée dans The Fall of Hyperion: A Dream tout en les refondant autour d'une quête personnelle de la vérité et de la compréhension.

On retrouve profondément la trace de cette œuvre dans la saga homonyme de Dan Simmons.

Hyperion influencera aussi certains musiciens qui composeront des chansons éponymes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cela peut sembler étrange de prime abord mais l'idée de beauté est primordiale dans le romantisme
  2. une autre idée romantique

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) John Keats, Hyperion, (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Walter Jackson Bate, The Stylistic Development of Keats, New York, Humanity Press, Document utilisé pour la rédaction de l’article