Hypergamie

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L’hypergamie est pour un individu le fait d'avoir un conjoint dont le niveau social est plus « élevé », ou plus généralement, dans une société, le fait de préférer des alliances avec un conjoint de statut plus élevé. On parle d'hypergamie féminine lorsque le statut de la femme est inférieur à celle du mari, et d'hypergamie masculine dans le cas inverse.

L'hypergamie féminine est dominante dans les sociétés occidentales[1]. Selon une étude américaine sur les préférences dans le choix de partenaires (en), les hommes recherchent préférentiellement chez les femmes la santé et la beauté, les femmes accordent plus d'importance au statut, à la réussite professionnelle et à l'ambition chez les hommes[2]. Ces tendances hypergamiques entrainent un taux de célibat supérieur à la moyenne au sein de la population des femmes au statut social élevé et des hommes au statut social inférieur.

En Inde, l'hypergamie est pratiquée dans les castes supérieures, mais pose aux familles les plus hautes un vrai problème, car elles sont obligées de pratiquer l'hypogamie pour les filles à marier, d'où parfois la "solution" de l'infanticide dans les années 1930, pour éviter le "problème" de mariage à une caste inférieure. Le cas Khabou Dhin est resté célèbre. Khabou Dhin, membre de la caste des Rajput à Kangra en Inde du Nord a été condamné par les Anglais pour avoir tué ses deux filles plutôt que de les marier à une caste inférieure[3].

Autre sens : l'hypergamie est l'union répétitive, au sein d'un réseau familial étroit, poursuivie sur plusieurs générations; exemple : Cléopatre est le fruit de plusieurs générations d'incestes : relation générationnelle hypergamique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir, par exemple, Un désert matrimonial, hervé Flanquart, terrain n°33, septembre 1999 (lire en ligne)
  2. (en) Todd K. Shackelford, David P. Schmitt, David M. Buss, « Universal dimensions of human mate preferences », Personality and Individual Difference, vol. 39,‎ , p. 447–458 (lire en ligne)
  3. Cité par J. P. Parry dans la revue L'homme, Caste and Kinship in Kangra, 1980, n°2, p 150-153.

Articles connexes[modifier | modifier le code]