Gotal

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Gotal est un groupe de rappeuses sénégalaises fondé en 2009. Il est composé de Lady Zee, Anta, Toussa, et Vénus. Ces rappeuses luttent pour les droits des femmes noires et utilisent leur rap comme moyen pour transmettre leurs divers messages adressés principalement aux jeunes et aux femmes.

Membres[modifier | modifier le code]

  • Lady Zee[1] : est connue sous le nom de Zeyna, de son vrai nom Seynabou Faye
  • Toussa : de son vrai nom Astou Gueye, Toussa a une carrière indépendante conséquente antérieure à celle du groupe Gotal.
  • Venus : de son vrai nom Sophie Ly. Elle débute le rap très jeune à Dakar et évolue en tant que rappeuse indépendante avant de s’intégrer au groupe Gotal.
  • Anta

Histoire[modifier | modifier le code]

Gotal se créé à la fin de l'année 2009. Le nom signifie « unité » ou « s’unir » en pulaar et illustre ainsi la volonté pour ces rappeuses de se regrouper afin de lutter ensemble au travers de leurs textes de rap.

Ainsi, plusieurs causes leurs sont chères telles que motiver la jeunesse sénégalaise dans leurs ambitions professionnelles ou promouvoir le Hip-Hop sénégalais à l’échelle continentale et internationale. Elles participent de plus à lutter pour les droits des femmes noires, à la suite d’autres rappeuses comme l’américaine Queen Latifah dont elles reprennent le titre « U.N.I.T.Y », elles incitent notamment les femmes à être fières de leur couleur de peau. Le titre « Nuul Kukk » par exemple appel les femmes noires à cesser d’avoir recours à des pratiques destructrices comme la dépigmentation de la peau en en citant les graves conséquences[2]. De la même façon, elles participent par leur musique à mener une campagne de prévention contre les cancers du col de l’utérus ou du sein[3],[4].

Être rappeuses au Sénégal[modifier | modifier le code]

Un des autres combats du groupe GOTAL est de valoriser les rappeuses au sein du Hip-Hop sénégalais. Sister Coumbis s’exprime : « Au Sénégal, nous avons tendance à confiner les femmes au rang d’épouses, de mères, de sœurs, de belles-mères et de belles-filles "[5] et explique alors que vouloir s’affirmer dans le milieu du rap sénégalais rendu masculin par les médias et la société est un difficile combat à mener. Une autre membre du groupe nommée Toussa entend avoir une responsabilité dans cette lutte : « La femme dans le hip hop a toujours existé et a su créer sa place. On ne les voit pas devant, peut-être à cause d’un manque d’assurance, mais elles sont bien là. Mais se faire une place nécessite beaucoup de détermination »[5]. Ces difficultés pour les femmes sénégalaises pour se faire connaître dans le monde du Hip-Hop sont retranscrites notamment par l’œuvre de Fatou Kandé Senghor, fondatrice de Waru Studio qui promeut le rap sénégalais, intitulée Wala Bok, une histoire orale du hip hop au Sénégal (2015)[6].


Références[modifier | modifier le code]

  1. Black Milk, « GOTAL : Venus, Toussa, Lady z et Sista Anta débarquent dans le Game!  », (consulté le 2 décembre 2017)
  2. Tune, « Gotal - Nuul Kukk  », (consulté le 2 décembre 2017)
  3. Madame Rap, « 10 Rappeuses qui se battent pour le droit des femmes  », sur Cheek Magazine, (consulté le 2 décembre 2017)
  4. Madame Rap, « 10 rappeuses qui se battent pour les droits des femmes », sur Madame Rap
  5. a et b Modèle {{Lien web}} : paramètre « url » manquant. Sall Fatou, « Regards féminins sur le hip-hop sénégalais  », sur Africultures, (consulté en 02/12/2017 url=http://africultures.com/regards-feminins-sur-le-hip-hop-senegalais-13430/)
  6. Senghor Fatou Kandé, Wala Bok, une histoire orale du hip hop au Sénégal, Dakar, Amalion,