Gloire (croiseur)

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Gloire
Image illustrative de l'article Gloire (croiseur)
Le Gloire

Type Croiseur léger
Classe La Galissonnière
Histoire
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale française
Chantier naval Forges et Chantiers de la Gironde à Lormont
Quille posée
Lancement
Armé
Statut démoli en 1958
Équipage
Équipage 540 hommes
Caractéristiques techniques
Longueur 179 m
Maître-bau 17,5 m
Tirant d'eau 5,35 m
Déplacement 9 100 tonnes
Propulsion 2 turbines à vapeur Parsons
4 chaudières
Puissance 84 000 ch
Vitesse 31 nœuds
Caractéristiques militaires
Blindage ceinture = 105 mm
pont = 38 mm
tourelle = 50-100 mm
barbette = 70-95 mm
kiosque= 50-95 mm
Armement 3x3 canons de 152 mm
4x2 canons de 90 mm (AA)
6x4 canons de 40 mm Bofors Mk 1/2 (AA)
16 canons de 20 mm Oerlikon Mk 4 (AA)
2x2 tube lance-torpilles de 550 mm
Rayon d'action 5 500 milles marins à 18 nœuds
Aéronefs 4 GL-832 HY puis 2 Loire 130

Le Gloire est un croiseur léger de classe La Galissonnière mis en service en 1937 par la marine française[1].

Service[modifier | modifier le code]

Début[modifier | modifier le code]

La Gloire est mise en service à Brest le et part en mission pour vers l'Indochine française et en revient le 16 avril 1938. En janvier 1939, elle intègre la 4e division de croiseurs et navigue vers la Grande-Bretagne et les États-Unis. Elle escorte ensuite le cuirassé Dunkerque pour un transport d'or au Canada et à son retour un convoi de troupes canadiennes. Elle effectue des patrouilles au sein de la Force de Raid sous le commandement du Vice-amiral Marcel Gensoul.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au moment de la capitulation française en juin 1940, elle se trouve au port d'Alger. Elle rejoint Toulon le 4 juillet avec la 4e division de croiseurs restée fidèle au nouveau Régime de Vichy.

Les sécession des territoires d'Afrique noire par les FFL de la France libre constituées au Tchad et au Cameroun incitent le gouvernement de Vichy à envoyer la 4e division de croiseurs ou Force Y constituée outre de la Gloire, des croiseurs légers Montcalm et Georges Leygues à Dakar. Le 18 septembre 1940, alors qu'elle tente de rejoindre Libreville en Afrique-Équatoriale française, elle est Interceptée par une task force constituée des croiseurs lourd HMAS Australia et HMS Cumberland qu'elle ne peut distancer à cause de problèmes de machines. Les navires de la Royal Navy la reconduisent sous escorte jusqu'à Casablanca. Elle ne participe pas à la bataille de Dakar du 23 au 25 septembre 1940. Après avoir subi des travaux de carénage à Casablanca, elle participe aux opérations de sauvetages auprès du paquebot Laconia en septembre 1942 coulé par le sous-marin allemand U-156.

Après le débarquement allié en Afrique du Nord (opération Torch) et l'invasion de la zone sud par les allemands (opération Anton) en novembre 1942, la Gloire rejoint les Alliés. Avec l'ensemble des croiseurs de 4e division basés à Dakar, elle est modernisée dans les chantiers navals de Philadelphie à partir de février 1943. Ils participent ensuite aux patrouilles anti-runner de blocus des navires allemands opérant au centre et au sud de l'Atlantique jusqu'au 16 janvier 1944.

En février 1944, elle appuie le débarquement allié sur Anzio (opération Shingle) puis assure le transport de plusieurs unités françaises vers l'Italie et la Corse. Après un carénage à Alger d'avril en juin, elle participe au débarquement de Provence en août 1944 (opération Dragoon). Jusqu'à la fin de la guerre, elle fournira des appuis feu contre des objectifs terrestres aux forces alliées sur les côtes italiennes et françaises.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Après guerre elle fait trois missions en Indochine avant d'être mis en réserve le . Elle est démantelée en janvier 1958.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]