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Georges Lapouge

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Georges Lapouge
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Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Georges Louis Émile LapougeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Distinction

Georges Lapouge, né le à Saint-Rabier et mort le , est un prêtre et résistant français[1].

Alors que Georges Lapouge est étudiant séminariste, la Seconde Guerre mondiale éclate ; il interrompt sa formation de prêtre et entre dès l'automne 1940 dans la clandestinité[2].

Devenu chef de mission avec le grade de capitaine, il crée en 1941 un réseau de renseignement de plus de 500 agents couvrant la Bretagne, le nord de la France, la Belgique et le sud des Pays-Bas ; ce réseau permet de fournir des informations « de premier ordre ». Il est arrêté par les Allemands à la frontière belge le , s'évade, est à nouveau arrêté par la Gestapo, à Paris, en , s'évade encore une fois puis, via l'Espagne, arrive à Alger, avant d'être parachuté en Haute-Loire début . Il participe alors à la réorganisation de plusieurs réseaux de renseignements, dont « Manipule », qui compte six cents agents dans le nord du pays. Les services secrets de la France libre, la DGER, le mettent ensuite à la disposition de l'OSS, les services américains, afin de recueillir des informations sur les troupes allemandes stationnant dans le sud de la France avant de lancer le débarquement de Provence, qui a lieu en . À la Libération, il est ordonné prêtre et devient avocat-procureur du tribunal de la Rote, l'un des organes judiciaires de l'Église statuant sur les nullités de mariage[2].

Il décède le . Le président de la République française, François Hollande, rend alors hommage à « une grande figure de la Résistance ». Ses obsèques sont célébrées le , en l'église Saint-Sulpice de Paris[2].

Récompenses et distinctions

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Notes et références

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  1. L'abbé Lapouge sur Le Point.fr
  2. a b et c Christophe Cornevin, « L'abbé Georges Lapouge, figure de la Résistance », in Le Figaro, mercredi 4 décembre 2013, page 13.